L'élevage
des crocodiles est un métier
nouveau dans la ville de Hai Phong,
mais très rémunérateur.
La ferme de Cao Van Tuyên est
un bon exemple de ce business qui commence
à faire des émules.
Contrairement aux autres élevages
de crocodiles qui misent beaucoup sur
le tourisme, l'élevage de Cao
Van Tuyên s'est spécialisé
dans la viande. Sa ferme, de grande
taille (4.000 m²), est implantée
dans le district de Ngô Quyên,
à Hai Phong. Elle est contiguë
à la Rê, une rivière
qui constitue une source d'eau douce
très favorable à l'élevage
des crocodiles. |
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Fin 2001, lorsqu'il se lance dans l'élevage,
il achète 150 crocodiles reproducteurs
d'une variété hybride pesant
quatre à cinq kg chacun, provenant
d'une ferme du Sud. Deux ans plus tard,
ses bêtes pèsent chacune 25
à 30 kilos. D'après M. Tuyên,
la technique d'élevage n'est pas
compliquée. Les aliments, en particulier,
sont faciles à trouver et bon marché.
C'est pour cette raison qu'il a élargi
son élevage en construisant trois
nouveaux secteurs : l'un pour les géniteurs,
l'autre pour les animaux de boucherie et,
enfin, le dernier pour l'élevage
des reptiles en milieu naturel. Cao Van
Tuyên estime que son métier
est lucratif, car il lui a rapporté
le double de son capital d'investissement
initial. Un petit crocodile coûte
1,5 million de dôngs et son élevage,
qui dure deux ans, nécessite environ
un million de dôngs. Donc, les intrants
généraux se sont chiffrés,
pour chaque animal, à 2,5 millions
de dôngs. Un crocodile de 20-30 kg
peut être vendu 6 millions de dôngs
(soit en moyenne 250.000 dôngs/kg).
En un mot, deux ans plus tard, il a pu gagner,
au bas mot, plus de trois millions de dôngs
par animal. Depuis l'an dernier, il a vendu
30 reptiles. Cao Van Tuyên a tiré
un profit substantiel de 110 millions de
dôngs.
La question de l'écoulement
Bien que la chair
de crocodile soit délicieuse et qu'on
puisse la transformer en différentes
spécialités culinaires, les
consommateurs n'y sont pas encore habitués.
La présence de cette viande est encore
anecdotique dans les marchés. Même
dans les restaurants haut de gamme, ce met
exotique est absent des menus. Pour promouvoir
cette viande, Cao Van Tuyên est en
train de construire un magasin de vente
dans l'enceinte même de sa ferme.
Ce mois d'avril, il ouvrira un restaurant
où l'on pourra savourer des plats
à base de crocodile.
Il est convaincu que lorsque les consommateurs
auront accepté cette viande, elle
aura sa place sur les marchés et
la question de l'écoulement sera
résolue. En même temps, il
a l'intention de construire une usine de
traitement avec comme objectif de produire
100 tonnes de viande par an.
Quand l'usine commencera ses activités,
plusieurs problèmes se poseront,
notamment celui du capital, des matières
premières, du choix des technologies...
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Hô
Chi Minh-Ville : l'élevage des crocodiles,
ça rapporte!
L'élevage des crocodiles connaît
un véritable boom dans la mégapole
du Sud. Un village spécialisé
a même vu le jour dans le XIIe arrondissement.
| L'élevage
des crocodiles a été reconnu
comme un métier intéressant
dans la lutte contre la pauvreté.
La ville compte ainsi mettre en oeuvre
des assistances financières en
faveur des éleveurs afin de les
aider à bâtir des usines
de traitement des peaux. Dans l'immédiat,
le Service municipal de l'agriculture
et du développement rural élabore
un programme de développement
des élevages d'ici 2010. Doté
de plus de 150.000 milliards de dôngs
de budget, ce projet vise à porter
le nombre de fermes à 150, construire
un centre de reproduction et exporter
chaque année 100.000 animaux. |
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Ces dernières années, les
crocodiles (peaux, viande...) ont rapporté
à Hô Chi Minh-Ville une quantité
non négligeable de devises. La ville
a ainsi exporté depuis 2004 pour
plus de 15 milliards de dôngs de crocodiles.
Un créneau lucratif, qui rapporte
trois fois plus que l'élevage des
crevettes, assure le Service municipal de
l'agriculture et du développement
rural. La ville compte 18 fermes, sans compter
les élevages familiaux. Le nombre
de reptiles a quintuplé ces cinq
dernières années. La moitié
des crocodiles du pays sont élevés
dans cette mégapole. Cependant, l'offre
est loin de satisfaire la demande croissante.
La ville compte environ 50.000 crocodiles
qui pourraient suffire pour seulement deux
années d'exportation. Chaque année,
les entreprises vietnamiennes n'exportent
que 5.000 animaux alors que le "quota"
est de 16.000. Plusieurs entreprises ne
sont pas capables de répondre aux
commandes de certains partenaires étrangers
en raison d'une offre insuffisante.
Un village d'éleveurs au bord du
fleuve Sài Gon
La ville est en train de déployer
dans le XIIe arrondissement un projet de
"village des crocodiles". L'objectif
est de porter le nombre de crocodiles élevés
dans cet arrondissement à près
de 15.000 têtes, avec 60% à
80 % des animaux exportés. L'élevage
des crocodiles a vraiment changé
la physionomie de cet arrondissement. Situés
au bord du fleuve Sài Gon, les quartiers
de Thanh Xuân et Thanh Lôc présentent
des conditions idéales pour ce genre
d'élevage. À Thanh Lôc,
les fermes familiales comportent, en moyenne,
200 animaux. Chaque année, un foyer
peut tirer 50 millions de dôngs de
bénéfices grâce à
la vente de 100 crocodiles matures. Hoàng
Khach, un paysan de Thanh Lôc, a converti
la moitié de son jardin en marais
artificiel où il élève
ces gros reptiles. Chaque année,
ses bénéfices s'élèvent
à 50 millions de dôngs. À
Thanh Xuân, le succès des essais
d'élevage a incité nombreux
foyers à se lancer dans ce métier
d'avenir.
Quynh Chi/CVN ( 01/03/05 )
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