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HCM-Ville
: Élever des porcs-épics,
un métier sérieux
Ces dernières années, de nombreux
paysans saigonais ont fait fortune grâce
à l'élevage d'animaux sauvages.
Prendre soin de porcs-épics n'est
donc plus une lubie, c'est devenu un vrai
métier.
| Si les Saigonais
avaient l'habitude de voir des porcs-épics
dans les zoo et les forêts, ils
en trouvent aujourd'hui en nombre dans
certaines familles de paysans, en banlieue
de Hô Chi Minh-Ville. L'élevage
d'animaux sauvages a contribué
à repousser la pauvreté
dans les zones rurales de la mégapole
du Sud. L'exemple des porcs-épics
est sans doute le plus frappant. Luong
Minh Hoa est une des premières
personnes à avoir réussi
à élever des porcs-épics
dans un environnement artificiel. |
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Résidant au district Binh Chanh,
M. Hoa a d'abord tenté sa chance
avec l'élevage de pythons. Son élevage
a atteint un millier de bêtes. En
2003, il a dû abandonner cette profession
à cause des épidémies
et de la morosité du marché.
Écoutant les conseils de spécialistes,
il a acheté un porc-épic mâle
et trois femelles pour développer
ce nouveau métier. Après un
an de travail, il possède maintenant
plus de 30 paires de porcs-épics
reproducteurs : une "fortune"
estimée à 120 millions de
dôngs.
Une technique aisée
à appliquer
Selon M. Hoa, l'élevage de porcs-épics
est relativement simple. Ce mammifère
se nourrit de racines et de fruits, trouver
des aliments est donc assez facile. Le paysan
lui donne des patates douces, des papayes,
du choux, des noix de coco. Ce rongeur tombe
rarement malade. Une paire de porcs-épics
reproducteurs est vendue pour environ 3
millions de dôngs. La viande de cet
animal coûte 180.000 à 200.000
dôngs le kilo. M. Hoa a l'ambition
de s'associer avec d'autres paysans de la
région pour former un réseau
qui fournira ses produits en fonction de
la demande du marché.
| En banlieue
de Hô Chi Minh-Ville, plusieurs
paysans gagnent leur vie grâce
à l'élevage de porcs-épics.
Dans les communes de Tân Phu Trung,
de Nhuân Duc, de Binh My, au district
de Cu Chi, chaque famille possède
entre 30 et 50 paires de porcs-épics.
Certaines dégagent 100 à
150 millions de bénéfices
par an. Soit dix fois plus que si elles
élevaient des cochons. |
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Un métier sûr
s'est donc développé. Le service
de l'Agriculture et du Développement
rural devra en étudier les avantages
et les inconvénients afin d'encourager
un travail rentable et de donner des conseils
pratiques, surtout en matière de
protection environnementale.
Trân Duc/CVN ( 07/03/05 )
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