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Le village
des tableaux incrustés de jade
Chau Yên (ancien nom du district Luc
Yên, province de Yên Bai au
Nord) était réputé
jadis pour ses gisements de rubis. Aujourd'hui,
il exerce toujours une fascination pour
lestouristes et les amateurs de par son
marché aux pierresprécieuses
et à ses tableaux incrustés
de jade.
| Lorsqu'on
se rend sur le marché Châu
Yên, on est frappé par
le nombre de boutiques vendant des tableaux
incrustés de jade ou d'autres
pierres précieuses. Plus tard,
en se promenant dans la ville, on constate
que celle-ci ne semble vivre que de
cette activité, tant les murs
en sont ornés, que ce soit dans
les restaurants, cafés ou chez
les particuliers... "Ces tableaux
servent plutôt de modèles.
Mais nous sommes toujours prêts
à satisfaire les commandes des
clients, même les plus importantes
et à livrer les marchandises
à domicile", affirme Trung,environ
la vingtaine d'années et propriétaire
d'une boutique. |
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Cet art des tableaux incrustés
de pierres précieuses a donné
naissance en quelques années à
des dizaines de jeunes "patrons"
comme Trung. Parmi eux, Vu Minh Mên
est considéré comme l'un des
plus exemplaires. Son atelier embauche des
dizaines d'artisans ainsi que des ouvriers
spécialisés dans l'exploitation
des gisements de ces fameuses pierres. Ses
prix peuvent aller de quelques centaines
de milliers de dôngs à des
millions. "Ce métier a été
introduit par les
Thaïlandais il y a une dizaine d'années.
Auparavant, les habitants locaux qui exploitaient
les gisements se débarrassaient des
trop petits morceaux ou les vendaient aux
commerçants thaïlandais à
des prix très bon marché",
raconte M. Mên.
Un travail minutieux
Les
habitants du village ont commencé
à créer ces oeuvres d'art
en s'inspirant des modèles thaïs.
Puis avec l'expérience, ils ont
su trouver leur propre voie pour pouvoir
les diffuser plus largement.
Donner naissance à un tableau
nécessite un travail long et
minutieux. D'abord, il faut traiter
les matières premières
avec de l'acide. Puis les morceaux de
pierres sont divisés en fonction
de la taille, de la couleur... Les grains
qui servent de fonds sont écrasés
ou pilés en poudre. Celle-ci
est ensuite parsemée (avec une
colle) sur une pièce en formica
ou pierre blanche. Alors, le fonds est
créé. Un artiste peint
des images sur ce fonds. Puis, sur ces
dernières, des artisans collent
des grains de pierres précieuses
et des pinces spéciales. |
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Un travail très méticuleux
qui nécessite des artisans une patience
et une exactitude de tous les instants.
Au moment de la vente, la valeur d'un tableau
n'est pas définie en fonction de
sa taille. Elle dépend plutôt
des couleurs et de la demande des clients.
Par exemple, les tableaux ceux rouges et
roses sont plus chers car les artisans utilisent
une grande quantité de rubis. Ils
sont suivis des oeuvres vertes, créées
avec le saphir.
Selon les fabricants, à Luc Yên,
la production des tableaux incrustés
de pierres précieuses a le vent en
poupe. Les autorités locales favorisent
l'exploitation des matières premières
ainsi que le développement du métier.
Toutefois, la plus grande des difficultés
réside dans la recherche de
débouchés. Actuellement, Luc
Yên dénombre une quarantaine
d'ateliers dont les produits sont vendus
dans la localité ou dans les galeries
de Hanoi. "Dans l'avenir, nous comptons
faire de Luc Yên un site touristique
qui permettra de doter d'un label nos tableaux
et d'élargir le créneau",
informe Hoàng Duc Vuong, secrétaire
de l'organisation du PCV du district Luc
Yên.
Viêt Anh/CVN ( 24/07/05 )
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Luc
Yên, le village des tableaux en pierre
Luc Yên, dans la province montagneuse
de Yên Bai, est connu pour la fabrication
de tableaux en pierre. Le métier
a besoin désormais d'être préservé.
Le district de Luc Yên, dans la province
de Yên Bai au Nord-Ouest, est connu,
aussi bien pour ses pierres précieuses
que pour l'art de fabriquer des tableaux
en cette matière première.
Ce métier est apparu, il y a 7 ans,
à l'époque où les gens
de Luc Yên, qui partaient vendre des
pierres en Thaïlande, y ont découvert
les tableaux en pierre. L'idée vient
de là. La fabrication d'une pièce
exige autant d'efforts que de qualités
artistiques. Les matières premières
sont des pierres de couleur. Elles sont
lavées au savon et regroupées
par couleur. Elles sont ensuite broyées.
On obtient ainsi des morceaux plus ou moins
gros. On utilise ensuite une aiguille pour
graver des dessins sur le formica. On commence
par les rebords du tableau. On fixe les
pierres à l'aide de maroufle. Ensuite,
on mélange les pierres, de différentes
tailles et couleurs, et on les sème
sur le formica en suivant le sillon laissé
par l'aiguille. Des "blocs de couleurs"
apparaissent.
Pour un seul tableau, de petite dimension,
il faut des milliers de petites pierres
d'une dizaine de sortes différentes.
Le prix varie en fonction du format et de
la qualité des pierres utilisées.
En terme de prix, le record appartient à
une oeuvre de 0,9 m x 1,2 m. Ce tableau,
vendu 18 millions de dôngs, est faite
principalement de rubis et de saphirs. Vu
Duc Tiêp est un des plus expérimentés
artisans à Luc Yên. Selon lui,
le plus difficile est de donner une âme
à son oeuvre. Les tableaux qui représentent
des paysages ou des natures mortes sont
les plus appréciés. Parfois
les clients commandent un portrait. Mais
ce travail exige beaucoup de savoir-faire.
Ce métier fait vivre de nombreux
habitants de Luc Yên. Les revenus
sont supérieurs à ceux des
agriculteurs. Un bon artisan gagne entre
3 et 4 millions de dôngs par mois.
Les débutants, environ 15.000 dôngs
par jour. Ainsi, le commerce des pierres
semble avoir de l'avenir.
Essayer de préserver
le métier
Mais le tableau n'est pas si rose. Luc Yên
a connu son apogée il y a deux ans.
À l'époque, plus de 200 foyers
s'étaient lancés dans la fabrication
de tableaux en pierres précieuses.
Désormais, le métier traverse
une période de vaches maigres. Dans
le district, 40 familles seulement se consacrent
encore à cet artisanat. Une situation
qui s'explique par le manque de débouchés,
de promotion commerciale ou d'aide de la
part des services compétents. De
plus, "d'ici une vingtaine d'années,
pas plus, nous risquons d'avoir à
faire face à une pénurie de
pierres", s'alarme l'artisan Pham Van
Thuoc, propriétaire de l'atelier
Manh-Minh. M. Hoàng Van Vui, vice-président
du district Luc Yên a fait savoir
que désormais, les autorités
proposeraient des mesures en vue d'encourager
les particuliers à préserver
le métier. Ces derniers verront les
taxes diminuées et recevront des
aides pour la recherche de débouchés
ou la promotion commerciale.
Thuc Hiên/CVN ( 05/07/04 ) |