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La fonderie du cuivre au village de Lông
Thuong
La fonderie du cuivre existe depuis des
temps immémoriaux. Elle contribue
aujourd'hui au développement économique
de la province de Hung Yên.
Ce métier traditionnel se transmet
de génération en génération,
cependant même les villageois les
plus âgés ne se rappellent
plus depuis quand il date. Pourtant, le
nom de l'ancêtre du métier
- Không Minh Không - n'a jamais
été oublié. Une statue
a été moulée en son
honneur et en commémoration de ses
bienfaits, installée dans la maison
commune située à l'est du
village de Lông Thuong, district de
Van Lâm, province de Hung Yên.
La fonderie du cuivre a connu des périodes
de prospérité et de décadence,
mais elle se perpétue. En 1997, elle
a été restaurée et
à l'heure actuelle, ce village minuscule
dispose même d'une soixantaine de
fonderies. Tous les ans, le 4 janvier lunaire,
les habitants sont invités au meeting
organisé à la maison commune,
où l'on fait la lecture du règlement
intérieur du métier, dresse
le bilan de l'an passé et discute
du prochain programme d'action.
Auparavant, durant les moments de loisirs
laissés par les travaux agricoles,
les habitants quittaient leur village natal,
en quête d'un travail. À présent,
ce sont des paysans qui y viennent d'autres
contrées, afin de louer leur bras.
Par rapport au passé, les conditions
de vie de la population se sont nettement
améliorées. Certaines familles
possèdent même 2 à 3
fonderies. Les maisons sont mieux équipées,
plus vastes et confortables, les murs sont
badigeonnés de chaux vive, etc.
Difficultés techniques et
économiques
Dans un premier
temps, l'artisan doit créer un modèle
et confectionner un moule.
Ces facteurs jouent un rôle déterminant
pour le galbe et le motif ornemental du
produit.
L'argile utilisée doit être
débarrassée du sable. Ensuite,
c'est la phase de fonte et le moulage.
Un propriétaire de fonderie gagne
en moyenne un bénéfice de
3 millions de dôngs tous les 2 mois,
sans compter les frais de production. Le
métier a dû faire face à
pas mal de difficultés. Le prix des
matières premières est constamment
en hausse, depuis les déchets de
cuivre (20.600 dôngs/kg), jusqu'au
charbon (80.000 dôngs/quintal) et
l'argile destinée à fabriquer
le moule (10.000 dôngs/0,3m3). Quant
aux débouchés, ils sont trop
restreints.
De plus, la pollution provoquée par
la fumée et les métaux lourds
rejetés par les fonderies, constitue
une réelle menace pour l'environnement
et la santé des habitants de Lông
Thuong.
Il est à noter qu'il est nécessaire
d'impulser la production des villages de
métiers traditionnels.
On peut en tirer plusieurs avantages: exploiter
la source de main-d'oeuvre en excédent
dans la localité, contribuer au refus
de la misère et à la diminution
de la pauvreté, élever progressivement
le niveau de vie matérielle des paysans
et enfin, contribuer à résoudre
l'exode rural.
Toutefois, il incombe aux autorités
locales et aux hommes de science la tâche
de venir en aide aux paysans, afin qu'ils
surmontent les difficultés et réorganisent
la production.
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