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Une femme
consacre sa vie au tourisme
Confiante en elle et ouverte d'esprit, Rcom
Klers explique la culture des ethnies de
Tây Nguyên de façon claire
comme le ferait un chercheur. Cette femme
a dix ans d'expériences au sein de
la compagnie Gia Lai Tourist.
| Le sourire toujours
aux lèvres, Rcom Klers gagne
la sympathie des touristes dès
la première rencontre, grâce
à ses connaissances profondes
sur les sites touristiques et les us
et coutumes de son pays natal. |
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Klers descend d'une honorable
famille des Jarai et la maison où
elle habite, était avant la plus
grande du village. "C'était
du temps de ma grand-mère",
raconte-t-elle. Pourtant, à cette
époque, Klers connaît une enfance
très difficile. L'aînée
de 7 soeurs et frères n'oubliera
jamais les maigres repas qui faisaient leur
quotidien. Elle devait faire de la quincaillerie
pour aider sa mère à nourrir
la famille. En ce temps là, leur
bien le plus précieux était
peut-être la maison sur pilotis, la
plus grande et plus belle du village. Dans
cette même demeure, après les
exercices, elle et ses soeurs ont entendu
les chansons et contes mythiques de la magnifique
région de Tây Nguyên,
de la voix douce de leur grand-mère.
Ces récits contribuaient à
radoucir les difficultés de la vie.
Malgré les difficultés, Klers
a réussi lors du concours d'entrée
à l'Université de Tây
Nguyên. Et elle est devenue ingénieur
agricole. Les conseils de sa grand-mère
l'ont aidée à surmonter les
épreuves. En particulier cette phrase
: "Il faut bien étudier pour
pouvoir travailler avec les Kinh" l'accompagne
toujours dans sa tête et elle s'efforce
sans cesse de s'y référer.
Pourtant, les défis de la vie surgissent
toujours devant elle. Klers nous explique
que, sortie de l'école, elle cherche
en vain un travail auprès de plusieurs
organismes. Par hasard, en rendant visite
à son oncle, Klers rencontre un cadre
de la compagnie Gia Lai Tourist. Il lui
propose un emploi dans le secteur touristique.
Elle lui répond n'y avoir jamais
songé, mais devant la perspective
d'être embauchée, "je
peux faire n'importe quel travail".
La passion des
rencontres et des échanges
Dès ses premiers jours à la
compagnie Gia Lai Tourist en 1995, Klers
se démène avec énergie.
"Depuis ce jour-là, j'ai travaillé
d'arrache-pied pour réussir",
raconte Klers. Et en 1998, elle est devenue
la guide unique de l'ethnie minoritaire
de Gia Lai Tourist.
Un travail en dehors de sa formation initiale,
les désavantages de la configuration
sont les grands défis que Klers a
du relever. Elle est déjà
passée outre ces difficultés
grâce à ses efforts dans les
études. Elle apprend sans cesse les
langues de Bana, Edê, Chu Ru et leurs
cultures à chaque rencontre avec
les patriarches d'un village où elle
emmène les touristes. "Je peux
parler la plupart des langues des ethnies
de Tây Nguyên", explique
Klers.
Grâce à ce travail colossal,
Klers est une encyclopédie vivante
du tourisme de Gia Lai. Avec enthousiasme,
elle narre les contes historiques de Tây
Nguyên et explique les traditions
de cette région mythique aux touristes.
Qui viennent de plus en plus nombreux à
la rencontre de Klers via leurs agents de
voyage. Elle est toujours choisie pour faire
guide dans son village natal même
quand elle est enceinte.
"Pour devenir un bon guide, il faut
présenter précisément
toutes les ressources touristiques de la
localité pour attirer les visiteurs.
Il s'agit de l'expérience que je
retiens après plusieurs années
de travail", conclut Klers.
Hoang Long/CVN ( 10/07/05 ).
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Découvrir
Sapa avec des guides autochtones
À Sapa, il est fréquent de
voir de jeunes H'Mông ou Dao - ethnies
minoritaires - parlant anglais avec aisance.
Connaissant parfaitement la montagne, ils
sont très appréciés
des agences de tourisme qui leur demandent
d'encadrer des groupes pour des balades
de quelques heures à plusieurs jours.
| "Les
touristes occidentaux préfèrent
sortir avec nous car ils veulent que
les moeurs des ethnies minoritaires
leur soient expliqués par des
locaux", fait remarquer Chao San
Mây, une guide de l'ethnie Dao.
Mây est devenue la première
guide professionnelle de la ville de
Sapa (province septentrionale de Lào
Cai), un des sites du Vietnam les plus
appréciés des touristes
étrangers. Après avoir
travaillé dans un hôtel
de grand standing, Mây a été
embauchée dans une agence de
tourisme : Sapa Nature Tour. "Nous,
les guides originaires d'ethnies minoritaires,
sommes plus à même d'expliquer
la culture des montagnards que les guides
venant de la plaine !", souligne
judicieusement Mây. |
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En plus, les guides d'ethnies minoritaires
sont mieux accueillis dans les villages.
Sans oublier qu'ils ont l'habitude de marcher
en montagne depuis leur plus jeune âge.
Il y a quelques années, le métier
de guide touristique était un travail
non réglementé. N'importe
qui pouvait s'improviser guide, pour peu
qu'il connaissait quelques mots d'anglais.
En plus d'une petite rétribution,
les guides H'Mông ou Dao vendaient
des produits de leur artisanat : colliers
ou bracelet en argent, vêtements traditionnels.
Après une discussion rapide où
l'on fixait le prix de la balade, Mây
les emmenait par monts et par vaux à
la découverte des villages traditionnels.
Sur un chemin étroit de la vallée
de Muong Hoa, Giang Thi Co, une guide H'Mông,
emmène un groupe aux rochers gravés
de Hâu Thao. Lors d'un trekking de
trois nuits et deux jours, un de ses clients,
pourtant de forte constitution, est sur
les rotules. Co arrache quelques plantes
à la montagne et frotte les jambes
endolories. "Good, good, thank you
!", lance-t-il, tout heureux de retrouver
une nouvelle vigueur.
Mây et Co ne sont pas les seules jeunes
femmes d'ethnies minoritaires à travailler
à Sapa pour des agences de tourisme.
Leur salaire est plutôt maigre, compensé
il est vrai par les pourboires. Mây
et Co pensent moins au mariage que les jeunes
filles de leur âge, car elles sont
suffisamment autonomes pour en retarder
l'échéance. Mais leur métier,
s'il est plaisant à bien des égards,
exige d'elles beaucoup d'énergie.
En moyenne vingt kilomètres de marche
à pied quotidiennement, avec parfois
des sacs à dos à porter pour
aider des clients épuisés
! À Sapa, le métier de guide,
c'est vraiment un sacerdoce...
Quang Phô/CVN ( 24/12/04 )
Fiches métiers du Guide
accompagnateur, le Guide
interprete
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