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La collective “Peindre les Tissus”
organisée à la Galerie
Janine Rubeiz et groupant les œuvres
de Huguette Caland, Bassam Geitani,
Abderazake Sahli et Hanibal Srougi,
prouve que diverses techniques de
peintures sur tissus peuvent être
des moyens originaux d’expression
plastique.
D’ailleurs, les origines de
la peinture sur tissus remontent assez
loin dans le passé, jusqu’aux
périodes pharaonique, persane
et, plus tard, au Xème siècle.
L’Extrême-Orient a su
donner à cet art des formes
originales plus spécialement
à Java avec la technique du
- BATLK - .
DES COMPOSITIONS
BIEN STRUCTURÉES
Dans
l’ensemble des œuvres
exposées, se font jour
des tentatives hardies de procéder
à un usage judicieux des
tissus, des matériaux,
de soustraire ceux-ci à
leur matérialité
et d’en tirer des compositions
artistiques bien structurées.
Tous les quatre exposants ayant
à peu près, un point
commun, tentent d’exprimer
leur sensibilité devant
les éléments de
la nature ou les rythmes des formes
et des couleurs. Les travaux naissent
d’un regard introspectif
qui mène à la représentation
d’un vécu personnel
extérieur ou intérieur.
Chaque composition transposée
sur le tissu: lisse, rèche,
tramé, préparé,
effiloché etc..., est empreinte
de ce regard un peu visionnaire
qui décante le réel
pour en restituer l’essence
et le caractère particulier. |
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Ici, la maîtrise
du métier et de diverses techniques
de peinture sur tissus, confère
une réalité “autre”
aux compositions qui expriment les
différents concepts et nous
transpose du monde de la réalité
au monde de l’imaginaire. Il
s’agit, généralement,
de compositions bidimensionnelles,
faites d’intuition et de technique.
Le travail chez eux tous, malgré
la différence des techniques
abordées, est concentré
sur l’interaction entre le fond,
sa texture et le jeu graphique de
signes divers, d’éléments
de la nature stylisés et de
constructions géométriques.
Ils inculquent à leurs thèmes
une dimension autre en les dépouillant
de tout artifice.
La couleur renforce la texture ou
le dessin, suscite le rythme et définit
les proportions.
Souvent les séquences répétitives
créent des effets optiques.
Mais leur conjugaison élimine
la monotonie des points de départ.
Ces artistes plasticiens réagissent
avec des tempéraments très
diversifiés, refusent l’art
des formules ou du seul métier
et sont à la recherche d’une
mesure esthétique où
s’équilibrent les exigences
de leur imaginaire et celles d’un
ordre plastique nouveau.
Par Nicole MALHAMÉ HARFOUCHE
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