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Etre animateur ou présentatrice de
télévision est un métier
très convoité. S’il
s’agit d’une carrière
de rêve pour certains, pour d’autres
ceci peut paraître comme une contrainte
ou une menace à la vie privée
en quelque sorte.
Cependant, qu’on le veuille ou non,
ces visages sont devenus publics et il nous
a paru intéressant de savoir qui
sont ces “stars” du petit écran;
comment étaient leurs débuts
et que pensent-ils de leur expérience?
présentateur
de la fameuse émission “Kalam
An-Nass” qui a battu des records
d’audience, est un homme simple,
modeste et d’une extrême
gentillesse. Je redoutais un peu cette
interview et m’attendais à
avoir devant moi un personnage ironique
et prétentieux. Quelle ne fut
ma surprise de découvrir un autre
homme.
Il est devenu le journaliste le plus
en vue du petit écran, mais cet
homme intègre reste très
fidèle et reconnaissant à
la LBC... Des qualités devenues
malheureusement de plus en plus rares
par les temps qui courent.
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On lui
doit les meilleurs entretiens tant politiques
qu’économiques... Il est évident
qu’il mène le débat
d’une façon extraordinaire
retenant les téléspectateurs
jusqu’au bout.
“Je suis fortement croyant, dit-il
et je compte sur Dieu en permanence. Ceci
m’aide énormément”.
Serait-ce le secret de sa réussite?
Comment
étaient vos débuts?
Je n’ai jamais pensé que je
présenterai un jour une émission
télévisée et ceci était
loin d’être le rêve de
ma vie. Quand j’ai obtenu ma licence
en droit, je faisais en parallèle
des études de biologie et j’enseignais
l’avant-midi. A l’époque,
mon frère Georges qui travaillait
à “Radio Liban Libre”,
a été obligé d’aller
à la LBC et je l’ai ainsi remplacé
à la radio. En 1991, on m’a
proposé de présenter une émission
politique sur la LBC et “Radio Liban
Libre”. Ce programme intitulé
“Kalam Mass’oul” passait
samedi à 8h30 du matin, simultanément
à la télé et à
la radio. Je le présentais avec May
Chidiac et il a duré deux ans.
En 1995, cheikh Pierre el-Daher m’a
demandé de présenter “Kalam
An-Nass”.
A quoi attribuez-vous
la réussite de votre émission?
Je crois que le mérite de la réussite
d’un programme revient à 70%
à la LBC. Il s’agit de la façon
dont la station lance, aussi bien l’émission
que le présentateur. 20% du succès
revient à l’effort fourni par
la personne qui prépare l’émission
et 10% au charisme du présentateur.
Est-ce que vous
préparez et présentez l’émission?
Je suis aidé par une équipe
mais, effectivement, je supervise tout le
travail.
A votre avis, quelles
sont les qualités d’un bon
présentateur?
Il faudrait qu’il suive quotidiennement
et à chaque instant tous les événements.
Il devrait avoir une bonne culture générale.
Personnellement, tous les jours vers 8h30-9h00,
je termine la lecture des douze journaux
locaux; j’écoute la majorité
des nouvelles aussi bien à la radio
qu’à la télé,
sinon il n’est pas possible d’entrer
dans une émission sans être
vraiment bien préparé et informé.
Ensuite, il est important de garder sa crédibilité.
Il faudrait rester à égale
distance de tout le monde.
Avoir les mains propres est, également,
une chose essentielle pour un journaliste.
A votre avis, les
journalistes libanais vont-ils longtemps
continuer à se soumettre à
l’autocensure?
Je crois que, progressivement et avec la
sérénité du climat
politique dans le pays, les choses vont
s’améliorer. Actuellement,
nous faisons de l’autocensure parce
que nous pensons que certaines choses pourraient
être mal interprétées
ou susciter des polémiques confessionnelles.
Plus le climat politique s’améliore
et là je suis optimiste à
ce sujet, plus l’autocensure diminuera.
Etes-vous optimiste?
Avant, je ne l’étais pas, mais
après le retrait israélien,
je crois que le Liban entre dans une nouvelle
étape. C’est une période
très importante et historique pour
le pays. Je crois que les choses vont évoluer
d’une façon plus positive.
Que représente
pour vous la célébrité?
Je ne dirais pas que la célébrité
ne représente rien pour moi, mais
elle ne me lie pas. J’aimerais la
préserver mais, en même temps,
préserver la confiance des gens,
rester modeste, garder les mêmes relations
sociales, préserver ma famille et
le train de vie que j’avais auparavant.
Avez-vous regretté
d’avoir choisi le métier de
journaliste?
Il y a des jours où je le regrette,
mais je me dis tout de suite après
que, finalement, je crois que j’ai
réussi et là une grande partie
du mérite revient aux gens qui m’ont
aidé, à la LBC, à Pierre
el-Daher plus précisément,
car il m’a donné toute sa confiance,
il était toujours à mes côtés
et me remontait le moral. Je suis quelqu’un
de très croyant, je compte sur Dieu
en permanence et ceci m’aide énormément
dans mon travail.
Quelles sont les
personnes qui vous ont le plus impressionné?
Nous ne pouvons pas nier que ce sont les
leaders qui ont la plus grande audience
et ces derniers ne peuvent laisser les téléspectateurs
indifférents. On ne peut pas dire
que Walid Joumblatt ne laisse pas indifférent.
Il en est de même pour Hassan Nasrallah,
Najah Wakim, Michel Murr qu’on l’apprécie
ou pas. Rafic Hariri réussit, également,
sur le petit écran. Nassib Lahoud,
aussi. Ce sont des personnes qui marquent
le présentateur ainsi que l’opinion
publique.
A la fin de l’entretien, Marcel Ghanem
précise: Nous avons été
les premiers à faire des talk-shows
politiques, en prenant des appels téléphoniques
en direct et sans censure.
Mais là les gens se plaignent et
prétendent qu’il est impossible
de faire une intervention pendant les talk-shows
de la LBC, étant donné que
les lignes sont toujours occupées.
La majorité des invités dépassent
les délais prévus; puis, les
personnes qui appellent posent plusieurs
questions... Actuellement, nous pensons
à une nouvelle formule où
les gens pourront poser les questions par
Mail-Box pour retenir autant que possible
leurs plaintes et suggestions.
Il ne faudrait pas interviewer, uniquement,
des visages connus.
Nous avons lancé une nouvelle génération
de personnes. Par contre, la femme ne participe
pas trop à l’émission
et à travers “La Revue du Liban”,
je leur lance un appel, car je souhaite
recevoir des C.V. de femmes libanaises.
L’essentiel est de ne pas tomber dans
la monotonie.
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Diplômée
en sciences économiques de l’université
de Sydney (Australie), Rima Karkafi
a rejoint l’équipe de la
LBC en 1994.
Ceci s’est passé par hasard,
dit-elle. La LBC avait besoin de présentatrices
et l’idée m’a paru
intéressante, d’autant
plus que j’habite à 5 mn.
de la station, ce qui facilitait les
choses. Après un mois d’entraînement
environ, visant à améliorer
mon accent, j’ai commencé
à paraître sur le petit
écran. |
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Actuellement, je travaille
en moyenne un jour sur deux, en plus des
entretiens que j’enregistre à
l’étranger avec les stars du
show-biz. J’ai déjà
interviewé Madonna, Cindy Crawford,
Claudia Schiffer, les Spice Girls, John
Travolta, Chris de Burgh, les Scorpions...
Au Liban, plusieurs ont essayé d’imiter
Rima Karkafi. Quel est le secret de sa réussite?
J’aime garder mon côté
naturel et simple, précise-t-elle,
que ce soit au niveau du look ou du comportement.
Il est inutile d’essayer d’imiter
qui que ce soit.
Après six ans passés dans
le monde de la télévision,
je sens que j’apprécie vraiment
mon métier; par contre, je n’aime
pas être liée à un programme
déterminé. Je préfère
les “interviews spéciales”
et la présentation de fêtes
ou de soirées.
Le plus important à mes yeux est
la qualité plutôt que la quantité.
La célébrité? Etant
donné que j’apparais sur le
petit écran, que la télévision
est présente dans chaque foyer et
donne de la joie aux téléspectateurs,
je crois que la célébrité
représente pour moi l’estime
et l’amour des gens. Lorsqu’on
choisit ce domaine, il est impossible d’être
dérangé si l’on est
abordé par quelqu’un et qu’on
nous salue ou qu’on nous parle.
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Nous aurions souhaité
rencontrer M. Ibrahim El-Khoury, PDG de
Télé-Liban, mais il lui était
apparemment impossible de nous accorder
un entretien.
Nous avons, cependant, interviewé
deux présentatrices de cette chaîne,
qui nous ont parlé de leurs débuts
et de leur expérience.
Elle fait
rêver des millions de téléspectateurs
qui ont les yeux fixés sur le
petit écran pendant qu’elle
présente la loterie sur Télé-Liban
chaque jeudi soir.
Saïd Akl m’apprécie
beaucoup, précise-t-elle. Il
m’a dit un jour: “Feyrouz
m’enchante par sa voix et toi
tu m’enchantes lorsque tu parles”
et j’en suis très fière.
J’aime beaucoup mon métier,
mais je n’ai jamais recherché
la célébrité qui
est, à mon avis, quelque chose
de dangereux. Je suis perfectionniste
de nature et, par conséquent,
je suis très fière que
les lumières me suivent; ceci
représente pour moi une sorte
d’estime et d’amour de la
part des gens en qui j’ai confiance;
je tiens absolument à préserver
mon image. La chanson et la musique
m’intéressent énormément.
J’ai déjà, d’ailleurs,
enregistré une chanson sortie
à la fête des mères
et que j’ai offerte au président
de l’Ordre des journalistes M.
Melhem Karam, qui m’a beaucoup
encouragée et félicitée. |
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Comment
avez-vous débuté à
la télévision?
Mon père qui est docteur en psychologie,
souhaitait que je fasse des études
de médecine; puis, j’ai rencontré
par hasard quelqu’un qui travaillait
dans le domaine des médias et de
la télévision; il a été
impressionné par ma personnalité
et a proposé à mes parents
que je travaille à Télé-Liban.
Mon père était vraiment opposé
à l’idée, mais j’ai
tellement insisté qu’il a fini
par accepter. C’est ainsi que j’ai
débuté à l’âge
de 16 ans. J’ai été
entraînée pendant quatre mois
et on s’est vraiment très occupé
de moi. Ils ont apprécié mon
courage et ma culture; puis, après
une très courte période, j’ai
commencé à présenter
mon propre programme: “Layali Loubnan”,
qui a duré plus de sept ans. Cette
émission m’a rendue célèbre
et reflétait l’image du Liban
de par le monde, d’autant plus qu’à
l’époque, il n’y avait
que Télé-Liban.
Ce programme était enregistré
samedi soir et retransmis lundi au Canada,
en Australie, aux Etats-Unis et en Afrique
à l’intention des émigrés
libanais, à tel point que lorsque
je me trouvais aux Etats-Unis, certains
me reconnaissaient et m’appelaient
par mon prénom.
J’aime, également, une émission
que j’ai présentée pour
les Emirats arabes “Bab al-Haz”
qui dure depuis dix ans.
Actuellement, présentez-vous
uniquement la loterie?
En plus de la loterie, je suis toujours
speakerine et j’entraîne les
nouvelles présentatrices lorsque
la direction me le demande. Je suis, également,
directrice de la rédaction d’une
revue arabe.
J’avais un programme intitulé
“Al Layali al loubnaniya” qu’on
a arrêté pour le moment. Evidemment,
nous nous préparons pour de nouvelles
émissions.
Quels sont vos
nouveaux projets?
Nous préparons des émissions
culturelles. A part mon travail dans les
médias et la presse écrite,
j’ai eu onze ans d’expérience
à la radio au Liban et j’enregistrais
des programmes pour les pays du Golfe.
Actuellement, je continue à rédiger
un livre que mon père avait commencé
à écrire et j’espère
évoluer, aussi, dans le monde de
la chanson.
Comment passez-vous
votre temps?
J’aime la lecture, le sport, la musique,
la chanson et le voyage.
J’ai beaucoup d’amis dont je
suis fière: le ministre Michel Sassine
et sa famille, le député et
Mme Talal Méraabi, Sami El-Khatib,
Hussein Yatime, Misbah El-Ahdab, Mohamed
Youssef Beydoun, Béchara Merhej et
leurs épouses respectives, le Dr
Adnan Ammas et sa famille, l’écrivain
Farouk Jammal et tant d’autres.
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| Diplômée
en journalisme de l’Université
Libanaise, Cynthia Asmar a travaillé
pendant un an et demi dans les coulisses
de la MTV, avant de recevoir une offre
de Télé-Liban où
elle a rejoint l’équipe
de “Sobhieh” en février
1999. Depuis, cette jeune blonde de
22 ans apparaît, quotidiennement,
sur le petit écran, où
elle présente l’horoscope
à 11h15, une émission
préparée par l’astrologue
Dr Samir Tomb, en plus des différents
reportages et interviews de “Sobhieh”.
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J’ai beaucoup apprécié
les émissions en direct, dit-elle,
vu la spontanéité et le contact
immédiat avec le public. La première
fois, j’ai eu vraiment le trac; pourtant,
j’avais enregistré plusieurs
reportages auparavant. Par la suite, 90%
du trac a disparu. Il est évident
qu’il faut être concentré
à chaque fois. J’aimerais à
l’avenir présenter des émissions
socio-culturelles qui intéressent
et éveillent le public en abordant,
par exemple, des sujets de prévention
et d’actualité. Je me sens
très à l’aise à
Télé-Liban, où j’apprécie
le contact avec les gens; l’ambiance
ici est saine. Actuellement, je suis en
train de préparer un documentaire
qui retrace la vie d’un historien
libanais. Ce programme sera diffusé
sur Télé-Liban. Ce travail
m’intéresse et je souhaiterais
évoluer dans cette voie.
Cynthia progresse de jour en jour; en quelques
mois, elle a réussi à séduire
les téléspectateurs de Sobhieh
et son avenir semble prometteur.
Fiches métiers de l' Animateur
de télévision, l' Animateur
Présentateur
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