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Prendre soin
des animaux marins
Pour s'occuper de ses nombreuses espèces
d'animaux marins, le Musée d'océanographie
de Nha Trang, province de Khanh Hoà
(Centre) s'appuie sur une équipe
de techniciens aussi expérimentés
que passionnés. "Nous prenons
soin des poissons comme de nos bébés",
confie l'un d'entre eux.
Dès
06h00 du matin, Thuy Anh et Thanh Long,
membres de l'équipe technique
d'élevage aquatique, contrôlent
les systèmes d'électricité,
d'eau et de filtre dans les 50 bassins
de tailles diverses. L'observation de
la marée est indispensable parce
que l'eau des grands bassins est directement
pompée de la mer. Après
avoir inspecté les 30 bassins
qui longent les côtes, les 2 techniciens
commencent à nettoyer les grands
bacs posés près de la
salle d'exposition des échantillons
aquatiques. Thanh Long y introduit doucement
un appareil que l'équipe appelle
l'"aspirateur auto-créé",
chargé de nettoyer les résidus.
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La tâche des techniciens du Musée
d'océanographie de Nha Trang consiste
à recréer chez les animaux
en captivité un milieu proche de
celui des océans. En effet, Ngân
et Thuy, elles aussi techniciennes, s'occupent
chaque jour du milieu maritime des bassins.
Elles observent notamment le taux de poissons
morts et le rapportent au Service d'acclimatation
qui est chargé de déterminer
les causes de décès. De simples
notes pour le commun des mortels "le
1er octobre : 3 hippocampes décédés
; 2 octobre : un homard" pourraient
déclencher une situation de crise
chez les techniciens.
L'incision des hippocampes suspectés
d'être morts de maladies est un passage
obligatoire. Ceux décédés
malgré une bonne santé sont
conservés puis exposés.
Thanh Long et Thuy Anh s'occupent aussi
de trouver petites crevettes, coquillages,
moules, poissonnailles pour alimenter les
plus grands. "Nous les hachons, les
jetons à l'eau et observons le +festin+
des animaux. Celui qui mangera peu sera
soumis à un traitement", prévient
Long.
Un travail sans
répit
Vers 09h00, Ngân et Thuy contrôlent
l'environnement des bassins avec des instruments
très simples : un pour mesurer l'oxygène
et un pour le PH. "Notre travail est
toujours le même sauf en cas d'incident.
Nous travaillons presque tous les jours,
même pendant les fêtes. Car,
il suffit d'une seule absence pour provoquer
la mort massive des animaux", révèle
Ngân qui travaille au Musée
d'océanographie de Nha Trang depuis
10 ans. Elle évoque en riant Chu
Anh Khanh, chef de technique et de communication,
qui se fait de temps à autre réveiller
en pleine nuit à cause d'une coupure
d'électricité pour relancer
l'électro-générateur
- qui sert à éclairer les
bassins et redémarrer les systèmes
de la zone d'élevage. "Les animaux,
notamment les requins nous inquiètent
souvent. Pourtant très robustes,
ils sont très sensibles au changement
d'environnement. Nous devons leur prodiguer
beaucoup de soins", explique Ngân.
L'après-midi, les techniciens contrôlent
les 23 aquariums où sont élevés
différentes espèces rares
: poissons papillons, hippocampes, poissons
vache, mérous… Ils doivent
les surveiller en permanence pour adapter
leur régime alimentaire.
Une autre tâche non moins compliquée
se pose à l'équipe de techniciens
lors des pontes. Il existe même dans
la zone d'acclimatation un aquarium qui
contient une centaine de poissons d'une
espèce rare. Comme la femelle pourrait
manger ses oeufs, les techniciens doivent
souvent attendre s'achever la ponte pour
la séparer de son frai.
Les espèces sont renouvelées
ou augmentées soit par la reproduction,
soit par les apports de pêcheurs.
"Si des pêcheurs prennent de
nouveaux poissons, ils nous les ramènent.
Tout le monde sait que nous voulons diversifier
nos poissons et attirer ainsi davantage
de visiteurs", raconte Ngân.
Nguyên chi/CVN
(09/03/2008)
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