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Hiêu Constant, installée
à Paris depuis 1998, est la traductrice
d'une quinzaine de livres français
comme Julien Gracq (Un balcon en forêt),
Paule Constant (Confidence pour confidence,
prix Goncourt 1998), Jacques Attali ( C'était
François Mitterrand ) ou encore Franz-Oliver
Giesbert ( La tragédie du président
).
Tout
débute lorsqu'elle rencontre
son futur mari, qui peu à peu
va l'initier au monde de la littérature
française jusqu'à ce qu'elle
se décide à traduire.
Etudiante à l'Université
de Hanoi, elle rencontre par hasard
ce touriste français au détour
de la rue Hàng Gai (Hanoi). Il
n'arrivait pas à se faire comprendre
du vendeur et elle, étudiante
en français, se fit une joie
de l'aider. De cette anecdote naquit
une amitié qui tourna court puisqu'il
repartit vite en Malaisie poursuivre
un projet. Mais ils gardèrent
le contact, s'écrivaient, se
téléphonaient, se découvrant
plus que relation amicale jusqu'à
ce qu'ils marièrent au Vietnam.
Elle resta alors à Hanoi pour
y mettre au monde leur enfant tandis
que lui terminait son travail en Malaisie. |
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Vint alors le temps de rentrer
à Paris en 1998. Claude (son époux)
est débordé de travail jour
et nuit tandis que Hiêu ne fait que
tournicoter dans sa maison en s'occupant
de leur fils. La France reste une grande
inconnue et la jeune femme est nostalgique
de ses proches et de son pays. Son seul
plaisir se trouve dans la lecture de tous
ces romans dans leur version originelle.
Un hasard décisif
Elle en profite pour améliorer son
français et en vient à se
demander si elle ne devrait pas traduire
des ouvrages en vietnamien ?
Les écrivains français attirent
son attention, le premier étant Paule
Constant avec Confidence pour confidence
, prix Goncourt 1998, publié en vietnamien
par la Maison d'édition de l'Association
des écrivains. Le talent de la jeune
traductrice s'affirme progressivement. Aujourd'hui,
elle doit à la fois présenter
les livres intéressants aux lecteurs
vietnamiens mais aussi aider les maisons
d'édition à négocier
les droits d'auteur. En 2008, elle était
invitée d'honneur à la fête
du livre organisée à Barges,
dans le Sud de la France.
Parallèlement, elle est en train
de terminer son premier roman. "Il
me manque tellement de temps pour mener
tout de front. Mais ce sont mes passions
!", sourit-t-elle.
Elle participe aussi à certaines
activités collectives de son village
et fait partie de l'Association des Vietnamiens,
même si le plus gros de son temps
est consacré à ses 2 enfants,
par ailleurs très doués en
vietnamien.
"Je passe la plupart de mes heures
à leur apprendre ma langue maternelle",
confie-t-elle. Fière d'être
Vietnamienne, elle a conscience de poursuivre
la lignée en leur inculquant sa culture,
sa langue, les fêtes traditionnelles.
Sa belle-mère en est très
contente et fière de voir les 2 petits
alterner français et vietnamien...
De retour en France après une mission
à Hanoi, Hiêu découvrait
sa maison entièrement décorée
pour le Nouvel An lunaire. "Ils ont
grandi tout d'un coup, mes 2 petits",
déclare-t-elle pleine de bonheur.
Heureuse dans sa petite famille, sa nostalgie
s'apaise peu à peu. Même si
à la veille du Nouvel An lunaire,
elle suivait les festivités sur VTV4,
une chaîne destinée aux Vietnamiens
de l'étranger. L'émotion était
trop forte et elle se mit à pleurer,
réconfortée tout de suite
par son petit bout d'homme. "Ne pleure
pas maman". Alors elle lit, traduit,
écrit. C'est sa manière d'être
le plus proche de son pays natal…
Fiche métier
du Traducteur
terminologue et du Traducteur
réviseur
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