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Qu’est-ce
que c’est ?
Le bottier du spectacle fabrique sur
mesure des chaussures spécialisées
pour le spectacle, le théâtre
ou le cinéma. Chaque bottier
peut avoir sa spécialité,
Chaque domaine de la scène
implique d’être chaussé
d’une façon caractéristique
: le danseur de claquettes ou la danseuse
espagnole ont besoin d’un type
de chaussures particulier. Au théâtre
la semelle doit conserver de très
prés la forme et l’aspect
de l’époque représentée.
Alors que dans le lyrique, pour des
raisons d’équilibre sur
scène, toutes les chaussures
ont des talons, même si à
l’époque elles n’en
avaient pas.
Qui fait
quoi ?
IL reste aujourd’hui peu de
bottiers du spectacle, ceux qui ont
encore pignon sur rue ont leur propre
spécialité : à
Paris par exemple l’entreprise
familiale Clairvoy est spécialiste
des variétés, du cirque
et du music hall alors que Jean Claude
Wagner de l’Opéra du
Rhin est un des derniers, sinon le
dernier bottier d’Opéra
en France. La maison Galvin /Pompeï
fournit en majorité le cinéma.
Il existe quelques bottiers aux statuts
sociaux divers qui vont intégrer
un lieu en fonction de la demande
puis partir ailleurs une fois la mission
terminée. Ils n’apparaissent
pas dans les coulisses. Lorsque des
chaussures s’abiment en raison
d’une utilisation longue le
fabriquant s’occupe de la remise
en état.
Etapes de fabrication
Matériaux utilisés :
Le bottier utilise essentiellement
le cuir, les peaux, le liège,
le bois et le caoutchouc. La maison
Clairvoy a de plus en plus de difficultés
à réassortir les matériaux
comme les talons en bois de formes
spécifiques (on ne fabrique
plus que des talons en plastique de
taille standard pour l’industrie)
ainsi que les cuirs teintés
car il n’existe plus de teinturier
pour chaussures.
. Prise de mesures, exécution
des patronages puis coupe (comme dans
la couture.)
.Le mécanicien apprêteur
assemble les différentes pièces
coupées et les pique.
. Le monteur entre en jeu, il monte
les tiges sur des formes en bois.
Ensuite, il faudra attendre que la
chaussure sèche.
. Au bout d’environ 48 heures,
le tout est monté sur des semelles,
puis il y a les talons à mettre.
. Si besoin est, la décoration
est l’ultime étape (pose
de bijouterie par exemple)
. Dans le cas de réparations
il est fréquent qu’une
personne soit uniquement chargée
de cela, par exemple, des sacs de
réparations arrivent du music
hall chez Clairvoy.
Les origines
LA CORPORATION DES MAITRES BOTTIERS.
L’histoire des bottiers est
liée à celle des cordonniers
:
La botte et sa fabrication sont une
spécialité qui naquit
des différentes modes et engouements.
Dès le treizième siècle,
l’usage des bottes, bottines
et brodequins est mentionné
dans différents ouvrages dont
le roman de la rose. Sous chaque règne
un style de botte sera en vogue comme
par exemple la mode des bottes “molles”
en cuir de Russie sous Henry IV ou
les bottes à entonnoir sous
Louis XIII. En 1663, Lestage maître
cordonnier de Bordeaux, offrit au
Roi Louis XIV une paire de botte :
« faites sans qu’il n’ait
pris de mesures et sans qu’on
y aperçoive une seule couture
» in Dictionnaire des métiers
et profession. Louis XIV en fit son
cordonnier ordinaire et lui accorda
des armoiries.
Formation
BAC
PRO Métiers du cuir option
chaussures
Interviews
de Bottiers
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