|
Activités
• Réception et étude
des modèles à monter
(fiche technique papier ou électronique)
• Contrôle des pièces
et formes
• Placement des tiges et premières
sur les formes
• Préparation du montage
(cardage, encollage,...)
• Montage de la chaussure
(avant, arrière, flans) selon
les différents processus
(soudé, injecté, cousu
: Blake, Petits Points, Goodyear
ou Norvégien)
• Affichage et encollage semelle
• Pose des talons
• Contrôle des paires
• Elimination des agraphes,
traces de colle,...
Capacités
majeures
• Organiser son espace et
son poste de travail.
• Reconnaître visuellement
les différents types de cuir
ou de peaux et leur qualité.
• Utiliser les différents
procédés d'assemblage.
• Utiliser les différentes
machines à monter.
• Régler la/les machine(s)
à utiliser en fonction des
opérations ou des matériaux.
• Suivre une gamme opératoire
selon les indications de l'ordre
de fabrication.
• S'adapter à la mise
en oeuvre d'une production de série.
• Réaliser le premier
niveau d'entretien du matériel.
Principales
connaissances liées au métier
Matériaux souples (Cuir,
textile)
Méthodes et techniques de
montage
Différentes machines de montage
Principes de sécurité
liés aux machines et au poste
de travail
Notions de productivité (réduction
des rejets, gestes et postures,...)
Procédures/règles
de qualité et contrôle
Tendances
d'évolution du métier
Ouverture des marchés à
l'international impacte très
vivement le marché français
:
-> Le montage se spécialise
sur les techniques les plus pointues
-> Exigences plus fortes de qualité
et de productivité
-> Polyvalence des ouvriers de
fabrication pour tenir compte des
contraintes techniques et économiques
de production.
Formation
CAP
Chaussure
BEP
métiers du cuir option chaussures
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Interview
de Pascal, 46 ans
Monteur chez un fabricant de chaussures
de 30 salariés
Quel est
votre parcours ?
J'ai suivi un BEP d'agent administratif.
Après avoir fait mon service
militaire, le marché n'étant
pas favorable, j'ai travaillé
pendant 6 mois sur un site logistique
comme préparateur de commandes.
En novembre 1984, profitant d’une
opportunité, j’ai décidé
d’aller travailler dans mon
entreprise actuelle.
Comment
avez-vous été recruté?
Par le bouche à oreille.
Je savais que cette entreprise voulait
embaucher. Je me suis présenté
et, après avoir passé
un essai d'une demi-journée,
on m'a proposé un contrat.
Comme j'étais jeune et que
j'avais besoin d'argent, j'ai accepté.
En quoi
consiste votre métier ?
Je suis monteur bout. Dans l'atelier
de montage où sont fabriquées
les chaussures de sécurité,
je me trouve en début de
fabrication. Mon travail consiste
à mettre un embout de protection
(la coquille) sur une tige. Ensuite,
il s'agit de refermer cette tige
grâce à une machine
à monter.
Quelle
est votre journée type ?
Depuis les années 2000, les
nouvelles technologies font que
nous ne sommes jamais sur le même
poste. La plupart du temps, je fais
du montage bout. Mais, grâce
à mon ancienneté,
et si le temps me le permet, j'interviens
sur d'autres postes(pressage, montage
flanc, emboîtage,...)
Quels aspects
de votre profession appréciez-vous
le plus ?
C'est le fait d'être polyvalent.
Comme je le disais, je ne reste
jamais longtemps sur une seule machine.
Cette diversité est très
agréable et stimulante.
Quels sont
les inconvénients de votre
métier ?
Comme partout, certaines journées
sont fatigantes et des produits
demandent plus de temps, plus de
travail. Une machine qui tombe en
panne n'est pas non plus une bonne
nouvelle...
Quels conseils
donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent
exercer votre profession ?
D'être prudents. les opportunités
de trouver un emploi dans l'industrie
de la chaussure sont aujourd'hui
réduites. Je les invite donc
à se doter de multiples compétences,
mais aussi à être dégourdis
et volontaires.
|