Faire d’une peau d’animal
encore fraîche une superbe veste
en cuir…un défi de taille
dans le quotidien des tanneurs ! Epik-art
vous entraîne derrière
les coulisses de ce métier passionnant
mais laborieux.
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La fabrication d’un cuir demande 3
phases de traitement aussi longues que fastidieuses
: l’écharnage, le tannage et
le corroyage.
Comme son nom l’indique, l’écharnage
consiste à débarrasser la
peau brute des débris de chair, de
poils et de souillures. Pour cela, il est
nécessaire de la laisser tremper
dans l’eau durant un bon moment puis
de la transporter jusqu’aux machines
appelées écharneuses. Autrefois,
ce travail se faisait à la main,
à coup de faux.
Le tannage constitue l’étape
suivante. La peau est transformée
en cuir sous l’effet de substances
tannantes qui se fixent sur les fibres pour
les rendre imputrescibles. Elle passe dans
différents bassins pour être
mélangée avec du jus tannant
d’une concentration de plus en plus
forte. Puis elle est disposée dans
une fosse dans laquelle elle s’intercale
avec des couches d’écorce de
chêne broyées.
Enfin, le corroyage consiste à égaliser
les cuirs en épaisseur. Cette étape
cruciale est particulièrement complexe.
Il faut un certain savoir-faire dans le
maniement des matériaux.
L’affûtage du couteau à
dérayer à double lame, ou
l’utilisation de l’étire,
petite lame permettant de donner au cuir
un rendu impeccable demandent une grande
précision. Le corroyage est certainement
le travail le plus éprouvant. Le
rebroussage à la marguerite, grosse
pièce de bois munie de dents, provoque
fatigue et durillons.
D’une peau de bête à
votre superbe veste en cuir… le tanneur
est le maillon manquant !
Article publié par Candice R.
Reportage sur les métiers
de Tanneur,
Sellier et Maroquinier au Maroc
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