Cécile
Couprie (25 ans)
Responsable de produit style (depuis
1 an)
Société: La Halle
!
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Rencontre
avec Cécile Couprie, styliste
de la ligne « femme actuelle
» pour La Halle !
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Quel a été votre
parcours jusqu’à
présent ?
- Je viens des Deux-Sèvres
où j’ai commencé
par faire un bac STI Arts Appliqués.
Puis j’ai été
acceptée à l’école
des Beaux-arts de Limoges que
j’ai intégrée
pendant quatre ans. C’est
en deuxième année
que j’ai pu me spécialiser
dans le textile et, l’année
suivante, j’ai obtenu mon
Diplôme national d’arts
et techniques (DNAT), option design
de produit textile. Ensuite j’ai
optimisé ma quatrième
année en faisant des stages.
J’ai eu la chance de travailler
pour des grandes marques comme
DDP et IKKS qui m’ont donné
un avantage considérable
pour la suite de mon parcours.
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Grâce à
l’expérience que j’ai
acquise dans ces enseignes, j’ai
pu intégrer la formation «
Mode en duo » de Lille, année
pendant laquelle j’ai poursuivi
mes stages en entreprises. J’ai
ainsi travaillé cinq mois pour
La Redoute enfants et trois mois chez
Nathalie Garçon, une créatrice
de mode parisienne. Ma formation terminée,
j’ai postulé à
divers endroits et travaillé
deux mois pour Vert Baudet avant d’être
contactée par La Halle !.
> Dans
quelles conditions avez-vous été
embauchée ?
- Pour valider la formation «
Mode en duo », nous avions un
projet personnel à présenter
en fin d’année devant
plusieurs entreprises réunies
pour l’occasion. C’est
là que La Halle ! m’a
repérée. On m’a
appelée par la suite, alors
que j’étais en CDD chez
Vert Baudet, pour me proposer un CDI
et un meilleur salaire. Je n’ai
pas hésité.
> En quoi
consiste votre travail à La
Halle ! ?
- Je suis chargée de créer
les modèles de la ligne de
vêtements « femme actuelle
» et également ceux de
la marque Creeks. Nous avons deux
saisons par an et trois collections
par saison. Je dois m’occuper
de 80 modèles par collection
ce qui fait un total de 480 modèles
par an. Autant dire que je suis très
occupée. Mais je travaille
assez vite en général
alors j’arrive à gérer.
Nous avons un coordinateur de style
qui nous propose plusieurs thèmes
dont nous devons nous inspirer pour
créer les collections. On s’inspire
aussi des magazines, de ce qu’on
trouve sur Internet et on fait des
shoppings. Ensuite, on bloque trois
jours par mois pour travailler sur
les collections. Je dessine tous mes
modèles et les présente
à la fin des trois jours pour
les faire valider. Un fois cette opération
effectuée, je passe le reste
de mon temps à numériser
les dessins, écrire les descriptifs
pour les ateliers de production ou
encore rencontrer les fournisseurs.
Je dois constamment jongler entre
deux collections.
> Pourquoi
avoir choisi ce métier ?
- A vrai dire, c’est par hasard
que je me suis lancée dans
le stylisme. Je voulais être
illustratrice à la base. J’ai
tenté l’école
des Beaux-arts d’Angoulême
qui proposait une formation sur l’illustration
et la bande dessinée mais ma
candidature n’a pas été
retenue. C’est donc l’option
textile que j’ai suivie à
Limoges qui m’a inspiré
cette vocation. Après, les
stages que j’ai faits m’ont
confortée dans ma décision.
> Et pourquoi
l’industrie plutôt que
la confection de luxe ?
- J’aime le rythme et les contraintes
de l’industrie. Mon travail
m’offre beaucoup de responsabilités
et c’est une preuve de confiance
qui est plutôt valorisante.
C’est sûr, l’industrie
a moins de charme que les ateliers
de haute couture. Chez nous tout est
informatisé alors que les créateurs
travaillent de façon plus artisanale.
Mais même si je dois donner
beaucoup de mon temps et de mon énergie,
dans l’ensemble on a pas mal
d’avantages. Par exemple, on
voyage beaucoup pour faire des shoppings
ou visiter les usines. J’ai
eu la chance d’aller en Chine
il n’y a pas très longtemps.
Et puis le salaire est plutôt
motivant.
> Quels
conseils donneriez-vous à ceux
qui souhaiteraient devenir stylistes
?
- Il faut faire le plus de stages
possibles. C’est vrai que ce
n’est pas évident, surtout
quand on n’est pas payé,
mais c’est pourtant une étape
sur laquelle on ne peut pas faire
l’impasse. Je recommande également
la formation « Mode en duo »
qui est un véritable tremplin.
Il en existe une à Lille et
une à Lyon.
R. J. 30/01/07
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