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Ce spécialiste, recherché
par les cabinets de conseil
ou les SSII, est nécessairement
un bon communicateur, un gestionnaire
en ressources humaines, et
un consultant en organisation.
Il doit aussi maîtriser
la technologie.
« La réussite
d’un projet informatique
ne se gagne pas seulement
avec des moyens et la volonté
de la direction générale.
Son appropriation par l’ensemble
des acteurs est indispensable
», rappelle Jean-Jacques
Perroux, directeur de projet
dans la société
de services ITS Seevia. Nombre
d’entreprises ne disposent
pas des compétences
nécessaires en interne.
Ce travail d’accompagnement
des utilisateurs est donc
souvent confié aux
consultants ou chargés
de mission en conduite du
changement des cabinets de
conseil et des SSII.
Profite
du boom des PGI
« Apparue avec l’émergence
des grands projets de mise
en œuvre de PGI dans
les années 1990, la
demande des grands comptes
s’est intensifiée
au début des années
2000. Cela à la suite
de l’échec de
nombreux chantiers qui avaient
négligé l’accompagnement
des utilisateurs »,
indique Josefa Peralba Ton,
consultante senior et experte
en conduite du changement
au sein d’Ineum Consulting.
Chez ce prestataire de services,
on recense une trentaine de
chargés de mission
spécialisés
dans ce domaine. Ils sont
réunis au sein du pôle
de compétence transversal
Capital Humain. « Cette
équipe existe depuis
plus de six ans, mais elle
n’a commencé
à se développer
réellement qu’en
2003 », précise
Josefa Peralba Ton. En 2006,
cette population devrait croître
de 20 %.
Un
fin politique
Le poste se situe aux confins
des fonctions de communication,
de RH (identification des
besoins et développement
des compétences) et
d’organisation. En plus
des compétences métier,
il requiert une connaissance
des projets informatiques,
des aptitudes relationnelles,
un sens de l’écoute
et de l’adaptabilité.
Il nécessite même,
selon Jean-Jacques Perroux,
un certain « sens du
politique » –
interfaces entre les informaticiens
et les opérationnels,
les responsables de conduite
du changement fonctionnent
en effet sur la base du consensus.
Un résultat difficile
à obtenir du fait que
le nombre d’interlocuteurs
augmente avec la complexité
des projets.
Chez ITS Seevia, qui ne dispose
pas d’équipe
spécialisée,
la conduite du changement
n’est qu’une prestation
complémentaire aux
autres. Mais elle est «
de plus en plus appréciée
par les grands clients »,
souligne le directeur de projet
de ITS Seevia. C’est
une expertise que seuls une
dizaine de chefs ou directeurs
de projet – sur un total
de 370 salariés –
ont, jusqu’à
présent, acquis en
interne au terme de 10 années
d’expérience.
Le groupe a prévu de
recruter à l’extérieur
deux ou trois consultants
supplémentaires, dotés
de cette « sensibilité
».
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