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Marie-Jeanne,
auxiliaire de puériculture
en haltegarderie en zone rurale
La halte-garderie où
travaille Marie-Jeanne accueille
12 enfants dont 6 restent
manger à midi. Contrairement
à une crèche,
les enfants ne viennent pas
tous les jours. Marie- Jeanne
travaille sous la direction
d'une éducatrice spécialisée
et avec deux collègues,
l'une titulaire du BEP Sanitaire
et Social et l'autre du CAP
Petite Enfance.
Marie-Jeanne nous accueille
au milieu d'une douzaine d'enfants
en train de jouer. La 1ère
chose qui nous frappe, c'est
le brouhaha. "C'est souvent
bruyant, nous confirme-t-elle
en souriant, on finit par
s'y habituer." Nous nous
éloignons du groupe
pour discuter au calme du
travail quotidien de Marie-
Jeanne. Elle fait 35 heures
par semaine, comme ses autres
collègues. Elle fait
des journées continues
de 8h à 18h ou de 8h
à 16h30. "Je suis
non stop avec les enfants,
même pour le repas de
midi que je prends avec eux.
Une maman qui veut faire ce
métier doit bien comprendre
qu'elle n'aura pas forcément
des horaires compatibles avec
ceux de ses enfants. Ici,
nous essayons de nous arranger,
mais ce n'est pas possible
partout."
Marie-Jeanne arrive à
7h50 pour ouvrir la halte-garderie.
"J'ouvre la structure.
Une femme de ménage
est passée la veille
et tout est trop bien rangé.
Il faut tout installer pour
rendre l'endroit convivial
et agréable pour les
enfants. J'ouvre les volets,
je sors des jouets, je pose
des crayons sur les tables…
Je vais aussi chercher le
linge dans la machine –
des serviettes et des draps
– que je plie et je
range. Je fais en sorte que
tout soit prêt pour
accueillir les enfants et
les parents à
partir de 8h."
Le contact avec les parents
est très important.
Ils donnent leurs consignes
pour la journée (untel
a mal dormi, un autre est
fatigué…), demandent
parfois des conseils, donnent
les carnets des bébés.
Ils apportent le repas de
midi et les affaires de l'enfant
(couches, doudou…).
"Nous notons sur un tableau
les noms des enfants, les
heures d'arrivée et
de départ, ainsi que
les informations particulières
: un enfant a une otite et
doit garder son bonnet pour
sortir, un autre sera récupéré
le soir par une personne inhabituelle…"
A 9h, presque tous les enfants
sont arrivés et jouent
dans la pièce principale.
Certains sont calmes, d'autres
agités, Marie- Jeanne
et ses collègues doivent
s'adapter à chacun
tout en gérant un groupe.
"Les gens ne réalisent
pas toujours qu'il y a une
grande différence entre
s'occuper d'un seul enfant,
comme en baby-sitting, et
gérer un groupe hétéroclite,
notamment au niveau des âges.
C'est vraiment particulier
et le travail d'équipe
est très important.
Par exemple, pendant que je
donne le biberon à
un bébé, ce
qui prend du temps, une de
mes collègues gère
le reste du groupe et doit
faire face à la jalousie
de certains grands."
Pour calmer et canaliser l'énergie
des enfants, une petite activité
peut être organisée.
"Nous ne planifions pas
vraiment les activités,
nous explique Marie-Jeanne.
Nous nous adaptons à
la
situation. Il peut s'agir
de découpage, de gommettes,
de dessin. Mais attention,
les enfants se déconcentrent
très vite, les activités
durent au grand maximum 20
minutes. Nous proposons des
activités plus lourdes
après le goûter
comme de la pâte à
modeler ou de la pâte
à sel. C'est un métier
où il faut être
manuel."
A 9h30, les enfants s'installent
pour le goûter. Marie-Jeanne
préfère préparer
le chariot du goûter
(verres, serviettes…)
à l'avance pour ne
pas être prise au dépourvu.
"Les enfants sont
imprévisibles, je préfère
donc anticiper ce que je peux.
Il ne faut pas longtemps pour
préparer le chariot,
mais c'est 5 minutes où
je ne peux pas garder un oeil
sur les enfants. De même,
je préfère
faire manger en premier les
plus petits, ceux qui ont
besoin d'aide pour manger.
Les grands mangent après.
Au sein de l'équipe,
nous avons chacune nos méthodes,
l'essentiel étant que
nous allions toutes dans la
même direction. Nous
devons être tolérantes
les unes avec les autres et
ne pas nous
contrer. Nos différences
sont un atout, elles nous
permettent une pluralité
d'approche. Par exemple, Isabelle,
l'éducatrice, fait
manger tous les enfants ensemble
pour stimuler les plus petits
et leur donner l'exemple des
plus grands."
L'équipe se réunit
régulièrement
lors de réunions et
fait de l'analyse de pratique.
"Une mauvaise ambiance
entre nous est ressentie par
les enfants. C'est vraiment
essentiel de nous réunir,
ça nous permet de discuter,
de faire le point sur certaines
situations, de résoudre
des problèmes internes,
de nous remettre en question…"
La halte-garderie accueille
de nombreux stagiaires
chaque année. "C'est
un peu lourd au départ,
nous confie Isabelle, la responsable,
car il faut les encadrer.
Mais ils nous apportent aussi
de nouvelles idées
et nous permettent de nous
remettre en question. C'est
seulement dommage que toutes
les structures d'accueil ne
jouent pas le jeu."
Après le goûter,
les enfants retournent jouer.
Marie-Jeanne et ses collègues
restent très vigilantes.
"Il faut tout le temps
être sur le qui-vive,
se lever, empêcher un
enfant de jeter des jouets
dans le parc où jouent
les bébés, d'ouvrir
les placards de la cuisine,
de monter sur la table ou
les chaises, de se bagarrer…
Il faut constamment se répéter
et leur fixer des limites.
Il faut aussi faire attention
de ne pas avoir de préférés,
nous devons rester neutres.
Une grande patience est nécessaire
pour faire ce métier,
nous confie en souriant Marie-Jeanne.
Il est inutile de s'énerver,
même lorsqu'un enfant
que vous venez d'habiller
se déshabille. Mais
nous sommes récompensées
de nos efforts lors que nous
voyons progresser les enfants
et qu'ils rentrent à
l'école."
Avant l'heure du repas, les
enfants participent à
d'autres ateliers, jouent,
vont dehors… Au cours
de la journée, les
enfants sont régulièrement
emmenés aux toilettes
ou changés. En tant
qu'auxiliaire de puériculture,
Marie-Jeanne est particulièrement
attentive aux besoins fondamentaux
des enfants : santé,
sommeil, hygiène, alimentation.
"Je fais bien attention
aux allergies alimentaires
de certains enfants, aux problèmes
de boutons, de température
ou d'habillement. Je suis
très vigilante au niveau
médical. J'essaye de
voir les changements de comportement
et de comprendre ce qui se
passe. Nous n'accueillons
pas d'enfants malades à
la halte-garderie, mais certains
peuvent avoir des rhumes.
C'est un métier où
nous tombons nous-mêmes
beaucoup malades la 1ère
année. Il faut s'immuniser
contre les microbes. Il faut
être résistant
aussi bien physiquement que
nerveusement pour faire ce
métier, nous explique
Marie-Jeanne. Nous sommes
tout le temps en mouvement,
nous nous levons, nous baissons,
et
nous ne sommes jamais vraiment
assises sauf sur les petites
chaises des enfants. Et puis
nous portons les enfants,
alors attention aux problèmes
de dos !"
Une fois les mains lavées,
les enfants prennent leur
repas à partir de 11h30.
C'est un moment convivial
où l'idée éducative
reste présente. "Nous
parlons avec les enfants de
ce qu"ils mangent, ils
apprennent à rester
assis, à respecter
le repas des autres, à
manger. Nous mangeons avec
eux et nous devons donner
l'exemple. Une fois que les
enfants sont retournés
jouer, l'une de nous range
la cuisine, fait la vaisselle
et regroupe les affaires des
enfants dans leurs sacs."
De 13h à 15-16h, les
enfants vont faire la sieste.
"Ils sont souvent très
fatigués. Nous les
aidons à s'endormir,
certains ont besoin de plus
de temps que d'autres. Nous
restons toujours avec
eux. Nous installons les enfants
arrivés vers 13h30
en faisant le moins de bruit
possible pour ne pas réveiller
ceux qui dorment. Ça
fait aussi partie de leur
apprentissage de respecter
les autres."
Certains enfants, plus grands,
ne font pas la sieste. Marie-
Jeanne ou une de ses collègues
leur propose des jeux ou une
activité (collage,
peinture…). "J'ai
toujours le souci de la sécurité
: un jouet cassé peut
être dangereux et doit
être réparé,
un jouet sur lequel un enfant
a beaucoup bavé doit
être nettoyé…
Je m'occupe aussi de faire
les lits et de mettre des
machines à laver en
route."
Une fois réveillés,
les enfants sont habillés,
changés. "Nous
n'avons pas besoin de décider
à l'avance qui va faire
quoi, ça se fait naturellement,
nous nous connaissons bien.
Nous avons aussi
un rôle administratif
qu'il faut remplir au milieu
des enfants, et ce n'est pas
toujours facile. Nous répondons
au téléphone,
faisons l'encaissement, complétons
les carnets des bébés,
gérons les
inscriptions… Lorsque
l'éducatrice est absente,
c'est moi qui prends le relais.
Nous allons aussi à
tour de rôle faire des
courses."
Ensuite, ils goûtent
vers 16h et repartent jouer
ou participer à des
activités. "Nous
les emmenons aux toilettes,
nous les changeons, nous les
habillons et les chaussons
pour aller jouer dehors…
C'est important qu'ils aillent
dehors courir et s'aérer.
Nous le faisons même
en hiver, lorsque le temps
le permet bien sûr.
Sinon, nous avons une salle
motricité où
les enfants peuvent se défouler.
C'est aussi un moyen de travailler
sur la recherche de l'équilibre,
la marche. Lors des ateliers,
les enfants découvrent
les matières, les couleurs,
les objets. Nous faisons de
l'éceil, mais nous
ne sommes pas l'école,
ils sont encore petits."
C'est Isabelle, l'éducatrice,
qui s'occupe des animations,
des activités, de la
venue d'intervenants extérieurs,
des sorties… Des réunions
thématiques sont aussi
organisées pour les
parents. Les premiers parents
arrivent vers 16h30. Les départs
s'échelonnent jusque
vers 18h30. "Nous parlons
aux parents de la journée,
de ce qui s'est passé."
Marie-Jeanne a aussi travaillé
en crèche pendant plusieurs
années sur Lyon et
les parents n'avaient pas
toujours beaucoup le temps
de discuter. "C'était
très différent
d'ici, déjà
parce que
c'était une crèche,
mais aussi parce que c'était
en ville. Les parents et les
enfants étaient plus
stressés et fatigués.
On avait moins la possibilité
de les emmener dehors. Dans
la crèche où
j'étais, le jardin
était tout petit et
pas sécurisé.
Et sortir se promener relevait
du parcours du combattant
à cause des voitures
mal garées, de la circulation,
des trottoirs trop petits…
Malgré ces contraintes,
c'était très
intéressant."
Au cours de sa carrière
Marie-Jeanne a aussi exercé
en maternité, mais
ça lui a moins plu.
"C'était très
routinier. Ce que j'aime ici
à la haltegarderie,
c'est la variété
et le contact avec les enfants.
Les journées ne se
ressemblent jamais."
Auxiliaire
de Puériculture en
maternité
En milieu hospitalier, on
trouve des auxiliaires de
puériculture en service
de néonatologie ou
de pédiatrie pour les
enfants malades ou prématurés
ou en maternité, notamment
en secteur
d'hébergement et en
salles de naissance. Dans
cet univers médicalisé,
le rôle de l'auxiliaire
est très différent
de celui qu'elle peut avoir
en structure d'accueil. Elle
doit, en effet, accomplir
un
certain nombre de gestes techniques
et accompagner les parents
dans leur projet de naissance.
Les contraintes hospitalières
et la formation spécifique
à ces unités
de soins nécessitent
des qualités en matière
d'adaptation. Un exercice
de la fonction d'auxiliaire
en structure d'accueil pendant
plusieurs années peut
rendre difficile l'intégration
en structure hospitalière.
Nous
avons rencontré deux
auxiliaires de puériculture
en maternité dont le
travail est très différent.
Corinne, jeune auxiliaire
de puériculture en
secteur hébergement
service maternité
Le service est organisé
sur 2 étages. Il accueille
les mamans et les bébés
après l'accouchement.
La durée du séjour
varie entre 3 et 7 jours.
Trois auxiliaires se relaient
à l'étage de
Corinne. "Nous
avons trois types d'horaires
: 6h15-14h15, 7h45-15h45 et
13h15- 20h45. Un planning
mensuel est établi
le 15 du mois d'avant, de
manière à établir
notre organisation. Les horaires
sont contraignants, car nous
sommes aussi présentes
un certain nombre de week-ends
et de jours fériés.
Il faut donc une grande disponibilité
et bien organiser sa vie de
famille. Mes collègues
qui
ont de jeunes enfants ne les
voient pas toujours beaucoup.
Il arrive qu'elles rentrent
chez elles vers 21h, lorsqu'ils
sont déjà couchés,
et, pour peu qu'elles soient
du matin le lendemain, ne
les
revoient pas avant l'après-midi."
Corinne a un rôle de
nursing et d'accompagnement
auprès des mamans et
des enfants. "Je les
conseille dans leurs premiers
gestes de maman. Avant de
repartir chez elles, elles
ont besoin
d'être rassurées
sur leur rôle et compétence
de mère. Le bain est
un moment d'échange
privilégié.
Je fais à la fois du
conseil et de la technique.
Je montre aux parents les
bons gestes notamment
pour nettoyer le cordon, le
visage ou le nez. C'est aussi
l'occasion de répondre
à toutes leurs questions
qu'elles soient liées
au bain ou non : comment le
porter, quand le laver…
Beaucoup de
questions portent sur l'allaitement."
Au cours de sa journée,
Corinne répond ponctuellement
aux appels des parents. Elle
doit être disponible
que cela soit pour servir
de l'eau ou répondre
à de nouvelles interrogations.
"C'est
vrai que je fais souvent les
mêmes tâches et
je réponds aux mêmes
questions, nous explique Corinne,
mais ce n'est jamais avec
les mêmes personnes
et c'est ça qui rend
le métier toujours
différent. Je m'adapte
à chaque maman. Je
ne parle pas de la même
manière à une
nouvelle maman particulièrement
inquiète ou à
une maman dont c'est le 3ème
enfant. Certaines sont aussi
plus angoissées que
d'autres. Il faut toujours
faire très attention
à ce qu'on dit pendant
cette période où
le lien mère-enfant
se tisse."
Outre la patience et la discrétion,
une auxiliaire doit vraiment
avoir un goût pour le
contact humain. "C'est
un métier basé
sur le relationnel où
il faut beaucoup donner de
soi. Les mamans se confient
beaucoup plus facilement à
nous et il faut toujours prendre
le temps nécessaire
pour leur répondre."
En dehors du conseil, Corinne
accomplit bien d'autres tâches.
"J'aide l'ASH à
distribuer les repas, j'accompagne
les mamans au moment de l'alimentation…
Au niveau médical,
je suis présente lors
de la visite du pédiatre
et j'assiste la sage-femme
lors des prélèvements
sanguins réalisés
auprès des bébés.
Je dois toujours savoir où
s'arrêtent mes responsabilités.
Je conseille à quelqu'un
qui voudrait faire plus de
gestes techniques de s'orienter
plutôt vers des postes
d'infirmières ou de
puéricultrice. Mais
plus on fait de la technique
et moins on fait de relationnel."
Corinne s'occupe également
de l'hygiène des locaux
: désinfection des
lits et du matériel,
gestion du linge…"C'est
un métier physique,
car nous avons beaucoup de
manutention à faire.
Nous sommes aussi tout le
temps debout et toujours en
train de courir." Le
travail d'équipe est
également très
présent. Le point sur
chaque bébé
et chaque maman est fait au
moment des relèves.
"Avec la sagefemme, nous
passons en revue les informations
essentielles. Par exemple
si un enfant a mal tété
la nuit, il faudra être
plus vigilant au niveau de
son alimentation en journée.
Nous notons toutes nos observations
dans le dossier des patients."
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Françoise,
auxiliaire de puériculture
en salles de naissance.
"En un mot, c'est un
métier d'urgence où
il faut une grande disponibilité
et une grande vivacité,
nous résume Françoise.
Il ne faut pas oublier que
notre intervention peut être
vitale."
Françoise est présente
en salle d'admission pour
accueillir les mamans. Elle
fait un petit "diagnostic"
qu'elle transmet à
la sage-femme. "Je pose
un minimum de questions. En
fonction des réponses,
je dois réagir vite.
Par exemple, une femme s'est
présentée hier
et avait l'air d'aller bien.
En fait, elle perdait les
eaux et avait besoin d'être
accouchée rapidement
parce qu'elle avait eu son
premier enfant par césarienne.
Il peut s'agir aussi d'une
femme qui saigne. Dans ces
cas-là, il faut vite
prendre une décision
et courir prévenir
quelqu'un. Je dois être
capable en un minimum de mots
d'expliquer la situation à
la sage-femme."
Lorsqu'il ne s'agit pas d'une
césarienne, Françoise
est en salles de naissance
pour soutenir la maman. "Je
m'adapte à chaque maman.
Je suis plus présente
lorsque la maman est agitée.
A chaque accouchement, c'est
l'inconnu. C'est ce qui fait
que mon métier n'est
pas routinier. Une
fois l'enfant né, je
l'essuie, je l'enveloppe dans
un drap chaud et je lui mets
un bonnet. Je suis également
là pour l'accompagner
lors de la prise de sein.
Je fais en sorte de bien restituer
l'enfant à sa famille,
de créer un cocon autour
d'eux. J'évite les
lumières fortes, les
va-et-vient. Je n'abreuve
pas la maman de conseils,
ce n'est pas le moment."
Françoise fait également
la surveillance clinique du
bébé. "Je
regarde surtout sa coloration
et son tonus, en un coup d'oeil
je sais s'il va bien ou non.
S'il est bleu, c'est qu'il
a du mal à respirer
par exemple. 2 heures après
la naissance, je m'occupe
de la pesée, du soin
du cordon, je prends
la température, je
mets du collyre dans les yeux
de l'enfant, je l'habille…
Je le regarde de manière
globale pour voir s'il n'a
pas de tâches ou de
petites malformations. Ensuite,
je retransmets mes observations
à la sage -femme ou
au pédiatre."
Françoise forme un
véritable tandem avec
la sage-femme. "Je m'adapte
à chaque sage-femme.
En général,
un seul regard suffit pour
que nous nous comprenions.
Je sais ce que je dois faire
et quand je dois le faire.
Chaque minute peut être
précieuse et notre
complicité permet de
gagner du temps. Je dois tenir
la table de réani |