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  Témoignages d' infirmières


Témoignages d' infirmières vu par IGR


Infirmière en médecine


"J'ai choisi de venir à l'Institut tout de suite après mon diplôme.
A l'occasion d'un stage, j'avais découvert une nouvelle vision du travail en groupe et une équipe infirmière qui prenait bien en charge les nouvelles venues. Et puis j'avais une grande curiosité pour la discipline, alors en pleine expansion. Il y avait une image de modernité rattachée à l'IGR. Depuis, pas une seule fois je ne suis venue à reculons.

On y a vraiment le souci d'apporter aux infirmières le maximum de connaissances théoriques et pratiques par une politique de formation régulière et continue.

Nos écrits ne sont pas encore assez exploités mais, grâce à la recherche infirmière, j'espère qu'on en prend le chemin. Je regrette tout de même qu'il faille devenir cadre infirmier pour peser sur certaines pratiques.

La possibilité de participer à de nouveaux projets tels que la rédaction du nouveau livret d'accueil est très motivante, mais je refuse l'idée de me couper pour autant des patients. Leur besoin de "savoir" est plus important qu'il y a quelques années, mais ça ne me gêne pas de devoir répondre à leurs questions. Une fois qu'on leur a fait comprendre l'importance de la qualité du geste technique ainsi que nos capacités d'écoute et d'aide morale, ils nous accordent une confiance illimitée."

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Infirmière en chirurgie

"Je suis née pour ça. Combattre la maladie, tel un petit soldat, au côté des patients. Alors quand je n'ai pas assez de temps à consacrer à l'écoute d'une détressse, je ressens une très grande frustration.
Et cela arrive trop souvent, parce que les couloirs de l'IGR sont toujours remplis de personnes en train d'attendre. Bien sûr, les psychologues sont présents au sein de l'établissement mais, face à certains désarrois, il faudrait pouvoir réagir immédiatement. Pour autant, je ne me vois pas rejoindre un autre établissement. L'univers de la cancérologie est très formateur et humainement enrichissant.
On y acquiert des connaissances toujours plus pointues, en même temps qu'on y vit des émotions fortes.

Mais avec l'expérience, j'ai appris à prendre du recul. Si on veut être en mesure d'exercer longtemps auprès de patients cancéreux, il faut savoir se protéger. D'autant qu'on est très souvent en première ligne, particulièrement sur la question de l'accompagnement de fin de vie.
Les autres professionnels de l'IGR s'en rendent-ils seulement compte ? J'en doute parfois.
Si c'est le cas, on ne nous le dit pas souvent. Notre temps de présence auprès des malades n'est pas assez reconnu."

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Infirmière en réanimation

"Habitant à Villejuif, j'ai souvent entendu dire de la part de patients de l'IGR : " C'est l'usine ! " ou encore " Le bâtiment est tellement grand qu'on s'y perd. " Mais je ne crois pas qu'un établissement doive être jugé à l'aune de son architecture, même si en l'occurrence elle est inadaptée. En stage au Lot puis en réanimation, j'ai tout de suite apprécié la communication qui existait dans l'équipe. L'infirmière est considérée comme un pivot essentiel : elle peut s'entretenir du malade aussi bien avec l'aide hôtelière qu'avec la diététicienne ou le chirurgien. J'étais angoissée à l'idée de voir une personne du service décéder, car je n'avais jamais vu de mort de ma vie. Quand ça a été le cas, j'ai eu l'impression de ne pas avoir eu la bonne réaction mais le médecin m'a rassurée. De toute façon, il se trouve toujours quelqu'un pour discuter dans le service. Pour moi qui aime beaucoup parler, c'est essentiel !

Depuis mon intégration, je constate à quel point le patient bénéficie d'une prise en charge globale. On n'hésite pas à mettre en place des protocoles et des groupes de travail pour améliorer l'efficacité du travail. La cancérologie n'est pas vraiment une vocation. Ce qui m'importe, c'est surtout de travailler dans un service où les tâches ne sont pas routinières."

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Témoignage d' une infirmière au Quebec vu par Lesoleil.cyberpresse



Parmi les neuf infirmières qui ont reçu récemment les prix Florence décernés par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec se trouvait Céline Gélinas, de l’hôpital Laval. Après un bac et une maîtrise complétés par un doctorat sur l’évaluation de la douleur chez les patients des soins intensifs, elle a assuré la mise en œuvre de la pratique infirmière avancée en chirurgie cardiaque pour l’hôpital Laval. LE SOLEIL veut souligner ce travail en la désignant Lauréate de la semaine.

Céline Gélinas a toujours su qu’elle travaillerait dans le domaine de la santé. Elle a d’abord voulu être médecin, suivant l’exemple de son père qui a pratiqué cette profession, mais elle n’a pas été admise par l’université après ses études collégiales. Elle a songé à la biologie et à la microbiologie avant de se tourner vers les sciences infirmières.

« J’ai vraiment eu le coup de foudre pour cette profession. On peut faire de tout, des spécialités, de la recherche, de l’administration. mais j’aimais surtout le contact avec les patients, la façon dont ils nous font confiance, dont ils nous disent merci. Ce n’est pas quelque chose d’ordinaire.
Voir le patient évoluer vers la santé, en être complice, c’est un beau cadeau de la vie. »

Cette jeune femme de 31 ans a terminé son bac en 1996, sa maîtrise en 2001 et son doctorat en 2004. Elle a étudié à temps plein, elle a aussi travaillé à temps plein, les deux en même temps.

« J’ai fait ça, oui monsieur ! », vous dit-elle d’une voix douce qui ne trahit pas sa détermination.

« Je n’avais pas d’enfant, je voulais une famille mais je ne voulais pas attendre trop longtemps, donc ça me poussait à continuer à temps plein dans les deux sphères, celles du travail et des études pour qu’à 30 ans je puisse avoir une vie un peu plus rationnelle. Mais c’était une passion aussi, le temps a passé vite et j’ai eu beaucoup de plaisir à faire ce que j’ai fait, ça n’a pas été un fardeau pour moi. »

C’est en 2000 qu’elle a commencé à travailler à l’hôpital Laval, mais avant de s’intéresser à la pratique avancée, elle a profité de son doctorat pour se pencher sur une question qui la captive : comment évaluer la douleur d’un patient qui n’est plus en état de communiquer verbalement ?

Céline Gélinas se dit passionnée par les soins critiques. « Je suis avant tout une infirmière de soins intensifs. Il y a beaucoup de travail, de recherche en soins infirmiers auprès de cette clientèle, surtout ceux qui ne peuvent pas s’exprimer verbalement, soit parce qu’ils sont sous respirateurs, sous médication ou inconscients. »

Il s’agit alors d’évaluer l’état du patient par le non-verbal. « Il ne faut pas arrêter d’évaluer le patient qui ne peut plus parler. Il ne cesse pas d’avoir mal parce qu’il ne peut pas le dire. »

Le patient en soins intensifs est branché de tous les côtés, il est possible de suivre tous ses signes vitaux en continu, mais il y a d’autres indices qui pourraient aider l’équipe médicale à mesurer le niveau de douleur du malade. Dans le cadre de son doctorat, Mme Gélinas s’est intéressée aux indicateurs comportementaux .

Elle a réalisé une étude auprès de 105 patients qu’elle évaluait avec quatre indicateurs : l’expression faciale, les mouvements corporels, la tension musculaire et leur tolérance au respirateur.

« Il y a énormément de travail à faire de ce côté pour améliorer l’évaluation des patients, dit-elle. Les États-Unis sont beaucoup plus avancés que nous, déjà. »

Elle vient tout juste de compléter son doctorat, parallèlement au dossier de la pratique avancée évidemment, et son travail intéresse d’autres hôpitaux.

« J’ai été approchée pour le tester auprès d’autres clientèles, parce qu’il y a de grands besoins en soins intensifs, la douleur est omniprésente et les patients ne sont pas en état de communiquer. Un échantillon de 105 patients, ce n’est pas encore beaucoup, ajoute-t-elle, alors on continue d’explorer cet outil pour peut-être l’implanter un jour, lorsqu’on sera assuré de ne pas causer de tort aux patients. »

En plus d’étudier des méthodes d’évaluation, elle s’intéresse aux interventions non pharmacologiques, par exemple la musicothérapie, les massages, et même la simple présence de la famille entendre la voix d’un proche peut avoir des effets positifs même si le patient n’est pas conscient.

« Les infirmières qui travaillent auprès de ces clientèles ont beaucoup d’anecdotes cliniques très pertinentes qui viennent étayer ça », souligne-t-elle.

Pratique avancée

Pendant qu’elle menait cette recherche, donc, elle a aussi été chargée de baliser le champ d’intervention de la pratique infirmière avancée en chirurgie cardiaque. Il s’agissait d’identifier les responsabilités, de décrire une fonction qui n’existait pas encore.

« C’est un nouveau rôle au Québec, mais ce n’est pas nouveau ailleurs dans le monde », observe-t-elle par ailleurs.

En pratique avancée, le rôle de l’infirmière est considérablement élargi. Elle est autorisée à exercer certaines activités médicales avec l’accord du médecin. Céline Gélinas en cite cinq : prescrire des médicaments, prescrire des examens diagnostiques, prescrire des traitements médicaux, prescrire des procédures invasives et, enfin, effectuer des traitements ou des procédures invasives.

« On touche le noyau dur de la médecine », dit-elle. Seule une infirmière qui possède une maîtrise peut être reconnue comme « praticienne », plutôt que « clinicienne ».

La demande est venue des chirurgiens, précise l’infirmière. Comme ils sont accaparés par le travail en salle d’opération, il fallait quelqu’un pour assurer la continuité des soins aux patients après l’intervention.

Céline Gélinas a donc travaillé à l’Ordre des infirmières et en collaboration avec le Collège des médecins. « Ça s’est fait dans l’harmonie. Il y avait une belle ouverture de leur côté, c’étaient les médecins qui avaient manifesté l’intérêt au départ. » La pratique avancée est déjà présente en néonatalogie, depuis presque une dizaine d’années, et elle se développe aussi en néphrologie et en cardiologie médicale.

L’hôpital Laval est le premier à avoir terminé la description de la tâche en chirurgie cardiaque.
« Sa responsabilité principale, c’est la pratique clinique, les soins aux patients pré et postopératoires, mais elle sera aussi une personne-ressource en consultation, en enseignement auprès de ses pairs, des futurs patients et de la population. »

C’était une occasion en or pour elle d’accéder à une forme de pratique médicale qu’elle avait souhaitée au tout début, mais Mme Gélinas ne sera pas une infirmière praticienne.

« J’étais là pour faciliter l’implantation du rôle, pour mettre à profit mon bagage académique.
J’ai d’autres objectifs. J’ai beaucoup d’années d’études derrière moi, dont un doctorat, ma carrière s’enligne plutôt sur le domaine de la recherche. Il faut demeurer réaliste et s’accrocher à ce qu’on aime. J’ai beaucoup aimé la recherche, identifier des problèmes, trouver une façon de les solutionner. Ça demande beaucoup de travail et on ne peut pas tout faire. Je l’ai fait pendant mes études, mais là, il est temps que je me concentre sur des sphères plus précises. »

Pendant la prochaine année, elle continuera à travailler pour l’Ordre dans le dossier de la pratique avancée, et elle reprendra ensuite son travail sur l’évaluation de la douleur des patients incapables de communiquer.

« Je vais avoir une vie un peu plus normale et en profiter un peu plus. »



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Interview d'une infirmiere vu par Hauts-de-seine

Isabelle Dudout

Son métier : infirmière


Où exercez-vous ?

Employée au pôle Solidarités, à la direction des Personnes âgées et handicapées, et de la Santé, je suis infirmière au service de lutte antituberculeuse (SLAT) de Vanves.

Pouvez-vous définir votre métier en quelques mots ?

Je réalise ou coordonne des enquêtes de dépistage autour de cas tuberculeux. J’accompagne les usagers dans leur thérapie, et participe à des actions de prévention sur la tuberculose vers des populations à risque.

Comment avez-vous rejoint le département ?

En surfant sur un site internet dédié aux infirmières, j’ai lu une annonce du conseil général pour un poste en service de prévention à laquelle j’ai répondu.

Quel a été votre parcours professionnel ?


Infirmière de formation, ma première expérience professionnelle a été en centre de santé communal où j’étais en charge des soins des patients.



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Témoignage d' une infirmiere vu par Metiers.santesolidarites

Céline, infirmière

Quand on choisit d’être infirmier, c’est parce qu’on a envie d’aider et de soigner les gens. Il faut aimer les contacts et savoir prendre le temps d’écouter les patients.
Dans mon service, nous accueillons en hôpital de semaine, des patients qui viennent effectuer un bilan endocrinien. Nous accueillons aussi des patients hospitalisés en urgence.


Notre rôle est multiple : nous devons tout d’abord les accueillir et les installer, leur expliquer le déroulement de leur séjour et répondre à leurs questions. Puis nous réalisons des prélèvements en vue des examens (bilan sanguin, analyse d’urine, pose de cathéters…) ou nous les préparons à d’autres examens (radiologiques, etc). Nous participons aussi aux visites avec le médecin. Au moment de leur sortie, nous devons prévoir la suite de leur prise en charge.
Notre fonction pédagogique est importante ; par exemple avec des patients diabétiques, nous leur expliquons comment effectuer leur glycémie sur le doigt et leur injection d’insuline. Nous sommes parfois face à des maladies très complexes, ce qui nous demande une certaine connaissance : c’est intéressant ! Nous travaillons en équipe avec le corps médical, les autres infirmiers et les aides-soignants que nous supervisons.


 




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