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  Interview d'une Kinésithérapeute, diplômée Ostéopathe (3 interviews)

Interview d'une Kinésithérapeute, diplômée Ostéopathe vu par L4m


Paula R. (24 ans)
Kinésithérapeute, diplômée ostéopathe

Originaire d’Espagne, Paula R., s’est tournée vers l’école de kinésithérapeute de Madrid pour effectuer sa formation. Au cours de ces trois années, elle a alterné entre la théorie et la pratique pour acquérir de l’expérience.

> Quels types de stages avez-vous effectué, et quelles ont été vos différentes missions ?

- J’ai effectué mes stages de première et de deuxième année à Buenos Aires, en tant que bénévole pour apporter un soutien curatif, mais aussi psychologique aux patients. C’est à ce moment que je me suis rendue compte que mon métier était une réelle vocation, qu’il me correspondait, et m’enrichissait de jour en jour.

> Une fois diplômée, quelles ont été vos premières expériences professionnelles ?

- Une fois le diplôme de kiné en poche, je me suis vite aperçue que l’Espagne n’offrait pas de réels débouchés pour exercer mon activité. Etant très impatiente de débuter pour renforcer mon expérience, je suis partie 3 mois et demi, en tant que bénévole, au Pérou. Sur place, je me suis vraiment passionnée pour mon métier, je travaillais au sein d’un hôpital psychiatrique le matin, et l’après-midi je m’occupais de personnes ayant des problèmes neurologiques et de psychomotricité. C’est à ce moment que j’ai découvert, au-delà des soins, qu’il y avait un réel contact humain entre le patient et moi-même. D’un point de vue relationnel et psychologique, ce bénévolat m’a beaucoup apporté pour progresser.
Puis, de retour à Madrid, j’ai eu la possibilité de travailler avec des ostéopathes pendant une courte période, mais sans proposition d’embauche. C’est à ce moment que je me suis dirigée vers la France, conseillée par un ami, pour exercer ma profession. J’ai travaillé durant 13 mois à l’hôpital de Berck, aux services hémiplégie et neurologie.
C’était très enrichissant, et j’ai beaucoup appris dans chaque domaine puisque j’étais non seulement en contact direct avec les patients, mais je travaillais également en collaboration avec d’autres professionnels de la santé comme les orthophonistes. J’ai donc pu m’instruire sur le terrain et suivre l’ensemble des soins apportés aux patients.
A la fin de ce contrat, je suis partie à Toulouse pour découvrir une autre facette du métier, celle de l’exercice en libéral. Je faisais des diagnostics pour apporter les soins… J’étais vraiment au cœur du métier tout en ayant la possibilité d’avoir une relation privilégiée avec chaque patient.

> Suite à ces diverses expériences, que pensez-vous de la formation qui vous a été apportée ?

- Je pense sincèrement qu’elle manque d’approfondissement, car sans mes diverses expériences, j’aurais vraiment manqué de technique et même de théorie pour exercer mes fonctions en hôpital, et en libéral.

> A ce propos, au niveau de la rémunération, y a-t-il un écart important entre le libéral, et le travail en hôpital ?

- Il faut compter environ 1 700, 1 800 € pour un débutant en hôpital, et en libéral c’est le nombre de patients qui détermine le salaire ; mais en général, il se situe autour de 3 000 € nets par mois.

> A l’heure actuelle, travaillez-vous toujours en libéral ?

- Non justement, entre deux, j’ai passé mon examen d’ostéopathe, que j’ai d’ailleurs obtenu récemment, pour élargir mes compétences. Puis mon dernier emploi était un CDD de 3 mois et demi à l’hôpital saint Vincent de Lille. Et actuellement, je cherche un emploi, dans le centre de Lille, en tant que remplaçante, pour assurer mon besoin de mobilité.

> Pourquoi avez-vous choisi ce métier en particulier ?

- J’ai toujours été curieuse de découvrir le fonctionnement du corps humain de A à Z et j’aime particulièrement le contact humain, me sentir proche des gens et avoir une certaine utilité professionnelle. Je pense que le métier de kinésithérapeute associe bien ces divers aspects. J’aime aussi être reconnue pour mes compétences et apporter directement un « service à la personne ». Mais plus qu’un simple service, ce métier me permet également de gérer une situation, et d’apporter non seulement une aide curative, mais aussi un soutien psychologique.

> Quelles sont, pour vous, les qualités essentielles pour exercer votre profession ?

- Il faut avant tout avoir de la patience, et savoir gérer des situations difficiles. Par exemple, pour annoncer à un patient qu’il ne retrouvera jamais l’usage de ses jambes… Dans ce cas, il faut évidemment faire preuve de beaucoup de tacts, posséder un très bon sens du contact et avoir du sang froid.
Et pour être un bon kiné, il faut aussi savoir mettre une frontière entre la personne et la maladie, ce qui n’est pas chose facile au début ! Le remède en quelque sorte, c’est d’être humain avant tout, mais en restant ferme. Je pense que le plus difficile est de savoir gérer en même temps, mais distinctement, la maladie, et le côté social. Il faut s’adapter à la psychologie du patient, mais sans s’éloigner de notre activité.

> D’après votre expérience, pensez-vous que le travail en hôpital est suffisamment reconnu ?

- De la part des patients, oui, car il est très complet. Mais de la part des autres professionnels de la santé, nos activités sont souvent jugées et n’ont donc pas de vraies reconnaissances…
Il faut vraiment s’imposer pour se faire une place.

> Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

- Pour l’instant, j’essaie de découvrir les différentes facettes de ma profession pour élargir mes compétences, renforcer mon expérience, mais aussi pour savoir ce qui me correspond vraiment.

> Quelles sont les différentes spécialisations possibles en étant kinésithérapeute ?

- Les spécialisations sont vraiment nombreuses, un kiné peut aussi bien travailler dans le milieu sportif, dans un service maternité ou être en libéral et pratiquer de la rééducation…
En hôpital, il est ouvert à bon nombre de services tels que trauma, neurologie…

> Qu’est-ce qui vous correspondrait le plus ? En d’autres termes, comment vous voyez-vous dans 10 ans ?

- J’ai plusieurs idées en tête à vrai dire… J’aimerai travailler dans un centre d’éducation, en collaboration avec d’autres kinés, car c’est un univers intéressant qui pourrait me remettre en questions, et avoir des points de vues professionnels différents. Mais je suis également attirée par la neurologie ou l’ostéopathie qui sont des environnements qui permettent une meilleure vision d’ensemble d’un problème.

> Avez-vous des conseils éventuels à donner à un étudiant qui aimerait exercer votre métier ?


- Il faut de la persévérance car c’est un métier exigeant qui demande une réelle motivation et un important investissement personnel.

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Interview d'un étudiant en ecole de kinésithérapie




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Le Kinesitherapeute vu par Mediajunior


"Après avoir passé le baccalauréat (de préférence, une série scientifique), l'admission dans une Ecole spécialisée se fait sur concours. Le nombre de places étant limité (Poitiers dernièrement, il y avait seulement 22 places pour 2000 candidats), il est conseillé, mais pas indispensable, de réaliser une année en classe préparatoire. Ensuite, la formation a lieu en 3 ans en Ecole Spécialisée (on en compte une quinzaine en France). La première année est essentiellement théorique, à partir de la deuxième, on alterne un mois de cours et un mois de stage, suivi d'un stage d'un mois en été.
Je réalise des consultations dans mes cabinets, mais également à domicile. Je travaille beaucoup sur les problèmes de dos, de rééducation, et avec des personnes, agées, afin de ralentir la perte de certaines de leurs capacités, comme par exemple la marche, mais ma profession ne ce limite pas à cela.

Je pense que pour exercer ce métier, il faut avant tout vouloir soulager les gens, aimer le contact humain, et ne pas chercher à appliquer purement la théorie, mais s'adapter en tenant compte du patient.

Les avantages de ma profession sont divers et variés. Tout d'abord, c'est une profession libérale, je suis donc mon propre patron. De plus, j'aime être constamment en relation avec les gens, certaines de ces relations deviennent quelquefois plus fortes, lorsqu'une personne se trouve guérie d'une incapacité qui l'handicapait fortement. A l'inverse, travailler longtemps avec les mêmes patients peut quelquefois s'avérer lassant, c'est pourquoi il est important de renouveler ces derniers. Kinésithérapeute est une profession qui demande beaucoup de disponibilité, il ne faut pas avoir peur de réaliser de longues journées.
J'aimerai m'adresser aux jeunes intéressés par mon métier, et leur conseiller de ne pas avoir peur du nombre de places limitées. Il faut tenter le coup, ne pas hésiter à réaliser une année en classe préparatoire, et à préparer plusieurs concours dans différentes villes, afin de mettre plus de chances de son côté."



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Témoignage d'un Masseur-kinésithérapeute vu par Metiers.santesolidarites


Gilles Suel, masseur-kinésithérapeute


Que l’on intervienne en kiné respiratoire dans un service de pneumologie ou en rééducation après une intervention chirurgicale, nous prenons en charge, le plus souvent individuellement, le patient lors de son hospitalisation. En effet, contrairement à d’autres professions paramédicales, nous n’effectuons pas de roulement au sein d’une équipe. De ce fait, nous créons avec nos patients des relations privilégiées, et fortes, dans la mesure où nos actes apportent souvent un soulagement rapide.


Par ailleurs, nous sommes responsables des actes que nous effectuons sur prescription médicale. À ce titre, le compagnonnage avec les médecins est un élément- clé de notre fonctionnement. Nous sommes également à l’écoute de nos collègues soignants, qui nous alertent sur l’état de santé des patients. Au-delà des techniques que nous devons maîtriser, ce métier nécessite une véritable dimension thérapeutique : face à un patient, il faut savoir s’engager, puiser assez d’énergie pour le « tirer » de sa difficulté de santé !

Le métier de masseur-kinésithérapeute à l’hôpital est d’une grande variété. Il requiert une autonomie et une responsabilité vis-à-vis de ses patients, du bébé à la personne âgée. Nous avons également un rôle éducatif, tant pour les patients et leurs proches que pour les stagiaires. Une des grandes richesses du travail en milieu hospitalier est d’associer le suivi individuel au travail en équipe et d’offrir une grande liberté d’action thérapeutique au bénéfice du patient.



Interview d' un Kinesitherapeute vu par le Cedies


Interview avec M. Patrick O., kinésithérapeute

Qu’est-ce qui vous a mené à cette profession ?

Dès ma jeunesse, j’ai été suivi par différents kinés, et j’ai assez tôt décidé de suivre cette voie; j’étais fasciné par le corps humain et je voulais en connaître d’avantage, son fonctionnement, ses limites et ses pouvoirs régénératifs...

Quelles études avez vous suivies ?


Après mon bac scientifique, j’ai fait en quatre années une licence en kinésithérapie à l’Université de Liège, ce qui m’a servi de bonne base pour différentes formations supérieures en thérapie manuelle; je pense que la kinésithérapie est une profession où on n’arrête jamais d’apprendre...

Quelle est votre situation professionnelle aujourd’hui ?

Je travaille en association libérale avec deux confrères, ce qui nous donne une certaine liberté d’organisation de nos horaires. Chacun de nous s’occupe de sa propre patientelle et gère aussi son travail administratif. Outre le travail en cabinet, nous réalisons des visites à domicile pour les patients inaptes à se déplacer. Nous suivons aussi régulièrement des formations spécifiques afin d’améliorer nos connaissances et de développer notre manualité.

Que conseillez-vous aux jeunes kinésithérapeutes en herbes ?

Je pense qu’une bonne formation en kiné leur permettra de choisir leur voie, soit en salariat ou dans le libérale. Cette profession est vaste, et chaque kiné devra trouver les domaines pour lesquelles il se sent le plus apte, comme par exemple l’orthopédie, la neurologie, la gynécologie, la cardiologie, l’encadrement sportif etc. La kiné est une profession peu monotone, demandant un engagement infatigable du thérapeute qui n’arrêtera jamais à s’améliorer afin de satisfaire aux mieux les demandes de ses patients.



   
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