Il est temps d'éclaircir un
fait réel: le médecin
légiste ne s'occupe pas uniquement
de cadavres. Certes les examens de
défunts et les autopsies qui
peuvent s'en suivre, constituent une
partie de son travail (de 25 à
30 % des activités) mais, la
plupart du temps, ses patients sont
des personnes bien vivantes. Celles-ci
se retrouvent chez lui pour des bilans
traumatiques suite à un accident
ou des coups et blessures, pour des
affaires de moeurs (viols, abus sexuels,...),
ou pour une évaluation des
séquelles.
Le médecin légiste est
également sollicité
pour déterminer si une personne
est apte à conduire un véhicule.
Le panel des activités du médecin
légiste est donc très
large.
Chaque fois qu'un magistrat a besoin
d'informations qui nécessitent
une compétence médicale,
il s'adresse à un médecin
légiste qui lui fournira tous
les éléments techniques
dont il a besoin. Le médecin
légiste n'existe légalement
que le temps de cette expertise.
Le spécialiste en médecine
légale est donc toujours requis
par l'autorité judiciaire,
qui peut être le Parquet, les
juges d'instruction, ou encore les
magistrats de siège au niveau
du tribunal correctionnel, tribunal
de police et des tribunaux civils.
L'autre aspect du métier est
constitué par le témoignage
en justice.
Le médecin légiste est
régulièrement appelé
à témoigner devant les
tribunaux pour les affaires qu'il
a traitées sur le plan médical.
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Cet outil est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux
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tout individu en poste qui souhaite
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professionnelle et personnelle. En
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Les médecins
spécialisés en médecine
légale mettent leurs connaissances
médicales et scientifiques
au service du droit en cherchant à
établir la cause de la mort
d’un individu. Toutefois, la
plupart du temps, ses clients sont
des personnes bien vivantes.
• Compétences
: Rigueur scientifique et connaissances
parfaites en anatomie et en physiologie.
Faire preuve de méthode. Ne
pas être sensible à la
vue du sang et supporter les mauvaises
odeurs. Ne pas compter ses heures,
jusqu’à 60 par semaines
!
• Activités
: Contrairement aux idées
reçues, le médecin légiste
ne s’occupe pas uniquement de
cadavres. Certes les examens de défunts
et les autopsies qui peuvent s’ensuivre,
constituent une partie de son travail
(de 25 à 30 % des activités)
mais, la plupart du temps, ses patients
sont en vie. Ceux-ci se retrouvent
chez lui pour des bilans traumatiques
suite à un accident ou des
coups et blessures, pour des affaires
de mœurs (viols, abus sexuels...),
ou pour une évaluation des
séquelles. Le médecin
légiste est également
sollicité pour déterminer
si une personne est apte à
conduire un véhicule. Le panel
des activités du médecin
légiste est donc très
large.
• Qualités
: Sens de l’observation,
de la déduction, esprit logique,
résistance nerveuse et mentale
(ce praticien est souvent confronté
à des situations difficiles).
Discrétion.
• Formation
: Après la réussite
au concours d’entrée
de l’école de médecine,
le parcours ne fait que commencer.
Le cursus est divisé en trois
cycles : un premier cycle de deux
ans puis un second cycle de quatre
ans (DCEM), suivi d’un internat
de quatre ou cinq ans suivant la spécialité.
À partir de la deuxième
année de DCEM, l’apprentissage
du métier commence, en alternant
cours pratiques et théoriques.
L’accès à l’internat
s’effectue sur concours (appelé
épreuves classantes nationales)
à la fin du second cycle. Le
choix de la spécialité
dépend des résultats
et du rang de classement. Internes,
les étudiants préparent
alors un DES (diplôme d’étude
spécialisée) pendant
quatre ou cinq ans (DES Rhumatologie,
DES Dermatologie et vénéréologie…).
Le Diplôme d’Etat de docteur
en médecine avec mention de
la spécialité est délivré
après validation des enseignements
et des stages, à l’issue
de la soutenance d’une thèse.
• Environnement : Le
médecin légiste travaille
pour un hôpital ou dans le cadre
d’affaire judiciaires : chaque
fois qu'un magistrat a besoin d'informations
qui nécessitent une compétence
médicale, il s'adresse à
un médecin légiste qui
lui fournira tous les éléments
techniques dont il a besoin.
Le médecin légiste n'existe
légalement que le temps de
cette expertise.
• Salaire
: Salaire minimum de 3 000
euros et maximum de 11 030 euros brut.
Le médecin légiste intervient,
sur demande de la justice, dans les
cas de décès suspect ou
d'origine criminelle en pratiquant une
autopsie complète ou partielle
des cadavres en vue de déterminer
les causes du décès ou
les circonstances de la mort.
Conditions
de travail :
Il travaille à la morgue dans
des conditions de températures
fraîches (requises pour la conservation
des cadavres). Il peut être amené
à travailler en extérieur
(scènes de crime) dans des conditions
difficiles (odeurs des cadavres en décomposition...).
Formation
:
Le médecin légiste est
un médecin spécialiste.
Les études sont longues :
- 8 ans après le bac pour devenir
médecin généraliste
avec un concours en fin de première
année et en 6ème année
pour l'internat.
- deux ans de spécialisation
dans certaines universités.