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UMJ : médecins
au service de la justice
Les Unités Médico-Judiciaires
(UMJ) sont apparues, il y a une vingtaine
d'années, avec la loi relative à
la reconnaissance des droits des victimes.
En France, il en existe une cinquantaine,
quasiment dans tous les CHU.
Chaque unité est composée
de médecins, d'aides soignants et
parfois de psychologues. Ces équipes
devraient être capable d'accueillir
et d'examiner aussi bien des hommes que
des femmes, adultes et mineurs.
Les unités travaillent en collaboration
avec les services de police et interviennent
dans le cadre d'une procédure pénale
en vue d'un procès. Pour cela, il
faut qu'il y ait eu plainte. A partir de
celle, la justice établit un ordre
de réquisition, cela veut dire que
ces médecins n'interviennent que
sur ordre d'un magistrat ou d'un officier
de police judiciaire. Ils examinent des
patients victimes mais aussi des personnes
en garde à vue.
Pour les victimes, ils doivent établir
si oui ou non il y a eu agression. Pour
cela, ils font le constat des lésions
et réalisent des prélèvements.
Par exemple, s'il y a eu coups et blessures
volontaires ou accidentels ou s'il y a eu
agression sexuelle. Ils recherchent également
les signes de maltraitance ou de violences
conjugales.
Quand les blessures sont sévères
ou quand le choc psychologique est violent,
le médecin peut recommander qu'un
juge établisse un certificat d'incapacité
de travail pour la victime.
Dans le cas d'une garde à vue, le
médecin doit déterminer si
le suspect est en état d'en supporter
les conditions ou s'il faut l'hospitaliser.
La police peut demander à ce qu'on
détermine le taux d'alcoolémie
et si oui ou non le suspect souffre de troubles
du comportement.
Autre mission : intervenir dans les affaires
de stupéfiants, quand les suspects
ingèrent ou cachent dans les cavités
naturelles de leurs corps des boulettes
de drogue. La police peut aussi demander
de déterminer l'âge physiologique
d'un suspect qui n'a pas ses papiers et
prétend être mineur.
En plus de la prise en charge médicale,
chaque unité possède une permanence
d'aide psychologique et juridique. Son activité
n'est pas une urgence médicale, plutôt
une urgence judiciaire pour éviter
que les preuves ne se volatilisent et pour
respecter les délais de l'enquête.
Elles fonctionnent donc sept jours sur sept,
24 h/24 h.
Les médecins peuvent y prodiguer
des soins, si nécessaire, mais seulement
dans le cadre de la réquisition judiciaire.
Ceux-ci ne sont pas tenus au secret médical
vis-à-vis de leur patient, puisqu'ils
interviennent suite à une demande
de justice. Les informations médicales
seront utilisées pour l'instruction
de l'affaire.
En revanche, les membres de l'unité
sont tenus au secret professionnel à
l'égard de la justice et n'ont pas
le droit de révéler des éléments
de l'enquête.
Propos de Michel
Cymes et Marina Carrère d'Encausse
pour France5
Crédit France
Télévisions Interactive
Fiche métier
du Médecin
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