Le chercheur en biologie est un scientifique
de haut niveau qui étudie le vivant.
Aucun biologiste ne domine l'ensemble de ce
domaine. De nombreuses spécialisations
existent : embryologie, génétique,
par exemple, ou encore zoologie ou botanique,
à l'intérieur desquelles existent
de nouvelles spécialisations. Un biologiste
pourra être spécialiste de tel
animal ou de tel type de plantes.
Les activités du chercheur en biologie
s'articulent dans trois directions :
Activités intellectuelles : préparation
du travail de laboratoire, souvent très
longue en raison de la complexité de
l'appareillage, puis dépouillement
des résultats. Mais l'essentiel de
l'activité intellectuelle est d'ordre
documentaire, bibliographique, rédactionnel.
Chaque chercheur publie un ou plusieurs articles
par an où il décrit la partie
expérimentale de ses travaux, les résultats
obtenus, l'analyse et la critique de ces résultats,
et enfin établit une synthèse
débouchant sur de nouvelles interrogations.
Activités manuelles, elles dépendent
des techniques utilisées :
o Observations au microscope (microscope photonique,
à fluorescence, à balayage,
électronique)
o Culture de cellules dans des chambres stériles
(travail souvent répétitif)
;
o Techniques d'électrophorèse
o Techniques d'isolement des molécules
o Séparation des molécules par
toutes les techniques de la biochimie.
Le temps de manipulation proprement dit peut
être assez limité en raison de
la sophistication des appareillages. Le temps
de préparation implique cependant un
temps de présence important au laboratoire.
Activités de communication : publications,
participations aux colloques, échanges
nationaux et internationaux, relations avec
les milieux industriels et universitaires
; enseignement pour les universitaires.
Formation requise
: BAC+5 et thèse de Doctoral (3 ans).
Compétence particulière
Le métier de chercheur demande une
grande rigueur intellectuelle, de vastes connaissances
dans toutes les disciplines scientifiques,
de bonnes bases en mathématique et
en informatique.
La maîtrise de langlais aussi
bien écrit que parlé est indispensable.
Employeur potentiel
Les hôpitaux, les universités,
les centres de recherche, les organismes publics
(CNRS, INSERM, INRA), les laboratoires de
recherche publics (Institut Pasteur, CIRAD)
ou privés.
Toutes les entreprises savent qu'elles ont
intérêt à faire de la
recherche.
Les grandes et les moyennes entreprises ont
leurs propres équipes de recherche,
tandis que les petites ont recours aux contrats
universitaires.
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Chercheur en biologie au Laboratoire de Neurobiologie
de l’Université du Luxembourg
Quel
a été votre parcours depuis la fin
de vos études ?
Après mon doctorat, j’ai été
engagé en postdoctorat à l’Université
du Luxembourg avant d’obtenir un contrat
en CDI. J’avais auparavant travaillé
en entreprise pharmaceutique (8 mois) puis en
laboratoire d’analyses médicales
(1 an).
Quelles sont vos missions
au laboratoire de neurobiologie ?
En tant que chercheur, notre mission est d’en
savoir un peu plus sur le fonctionnement de tel
ou tel organisme, de telle ou telle pathologie
etc. Les domaines sont aussi difficiles que variés.
Je travaille depuis plusieurs années sur
le système nerveux central. Après
avoir étudié le métabolisme
des médicaments, je suis à l’heure
actuelle sur un projet concernant la maladie d’Alzheimer.
Nous travaillons sur un type de cellules cérébrales
bien précis afin de voir le comportement
de ces cellules au cours de cette pathologie.
Quel est le déclic
qui vous a donné envie de faire de la recherche
?
J’ai toujours voulu faire de la recherche.
Au départ, je souhaitais intégrer
une entreprise pharmaceutique pour découvrir
de nouvelles molécules. Je n’avais
à ce moment là qu’un DESS
alors qu’il aurait fallu un doctorat pour
y rentrer. Et maintenant, avec un doctorat, il
est vraiment difficile d’y rentrer à
moins de postuler au bon moment, le nombre de
places étant très limité.
J’ai cependant pu continuer dans ce domaine
qui me passionne, à savoir le cerveau,
au sein de l’Université du Luxembourg.
Le système nerveux est très complexe.
Beaucoup de pathologies y sont associées
; et il reste encore de nombreuses voies à
éclaircir.
Quelles qualités
faut-il pour être chercheur ?
Dans le domaine de la recherche, il faut être
motivé et avoir un bon mental car on est
souvent déçu par le manque de résultats
positifs. Cependant, un résultat négatif
est tout de même un résultat qui
permet de faire avancer les connaissances sur
le sujet.
Parlez-nous de votre
parcours de formation ?
En tant que chercheur, un niveau bac+8 est nécessaire.
Les différentes étapes de mon parcours
ont été un Baccalauréat scientifique
(Bac C), suivi d’un parcours universitaire
(DEUG, 2 ans), une licence de biochimie (1 an),
une maîtrise de biochimie (1 an), un DESS
(pharmacologie et pharmacocinétique, 1
an). Je pensais m’arrêter à
ce diplôme. Cependant, au vu de la difficulté
à trouver un emploi me correspondant, j’ai
alors fait un DEA (pharmacologie, 1 an) pour enchaîner
par un doctorat (3 ans). Finalement, j’ai
intégré le laboratoire de Neurobiologie
à l’Université du Luxembourg.
Cela m’a permis de continuer dans mon domaine.
En France, cela aurait été plus
compliqué à cause des concours,
du nombre de postulants et surtout du nombre de
place très très limité. Et
si c’était à refaire, je choisirais
le même parcours scientifique.
Faut-il faire des stages
au cours de la formation ?
Les stages sont nécessaires afin d’acquérir
des connaissances sur des thématiques différentes,
des techniques différentes, des modes de
fonctionnement de laboratoires différents.
Avez-vous eu beaucoup
de difficultés à trouver un poste
?
Il est vrai qu’à la sortie de mon
doctorat, j’ai tout de suite trouvé
un post-doc ici au Luxembourg. Et 2 ans plus tard,
je signais pour un CDI. C’est vrai que cela
a été beaucoup plus vite que prévu.
J’ai eu de la chance car à l’heure
actuelle, il n’est pas rare de rencontrer
des post-docs qui sont donc encore en CDD à
presque 40 ans !
Selon vous, comment va
se développer ce secteur dans les prochaines
années au luxembourg ?
L’Université du Luxembourg est récente
et ne demande qu’à se développer.
La création du nouveau site à Esch/Alzette
va dans ce sens.