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L'humanisation de la nature implique
un respect de l'environnement et
un maintien des ressources pour
garantir également le bien-être
des générations futures.
Personne ne peut prétendre
connaître ou comprendre complètement
toutes les facettes que recouvre
un concept aussi large que celui
d'environnement. Pourtant, sa maîtrise
nécessite une compréhension
globale des phénomènes
impliqués.
Biologiste et ingénieur,
l'agronome ne peut rien ignorer
de l'environnement général
dans lequel il uvre ; branché
sur les réalités du
terrain, cet ingénieur appréhende
de manière interdisciplinaire
les diverses dimensions des problèmes
dans leurs aspects aussi bien techniques
qu'économiques. Sa formation
le rend apte à réaliser
une approche globale des problèmes
auxquels il se trouve confronté
; elle lui permet également
de transcender les résultats
expérimentaux obtenus en
laboratoire pour mesurer les implications
de leurs applications à grande
échelle.
De l'infiniment petit de la biologie
moléculaire jusqu'aux problèmes
qui se posent au niveau de la planète,
telles sont les dimensions de l'approche
réalisée par les agronomes
pour qui, faut-il le dire, le monde
est un monde sans frontières.
Compétences:
Il est demandé à un
ingénieur en agronomie d'etre
avant tout créatif, pour
exploiter les nouvelles technologies
en rapport avec ses connaissances
biologiques,au profit d'un meilleur
rendement des productions de la
biosphère.
Il est important de savoir organiser
et coordonner le travail quotidien
en établisant les plannigs
de fabrication; encadrer animer
et motiver le personnel, ainsi que
gérer un budget.
Il doit être un homme de terrain,
faisant preuve de rigueur, de méthode
et d'organisation, et un homme de
communication. Autonome et disponible,
il sait prendre des initiatives
et resister au stress pour répondre
aux exigences d'un résultat
productif.
Domaines
d'activité:
Dans le domaine des productions
agricoles, cette formation spécialisée
est alimentée par des travaux
de recherches réalisés
en :
Écologie des grandes cultures
et des prairies: phytotechnie et
écophysiologie des grandes
cultures et des prairies en Belgique,
en Europe et dans le monde;
Nutrition humaine : impact physiologique
des aliments, contrôle de
la qualité des aliments,
caractérisation et valorisation
de fruits et légumes tropicaux,
etc.;
Nutrition animale : alimentation
équilibrée des animaux
d'élevage, valorisation de
sous-produits agro-industriels,
biochimie de la synthèse
du lait, amélioration de
la qualité du lait, analyse
des aliments, biochimie;
Phytopathologie : protection raisonnée
des cultures, incidences des conditions
météorologiques et
de la phytotechnie sur le développement
des virus, des bactéries
et des champignons, devenir des
produits phytosanitaires dans l'environnement,
etc.;
Phytotechnie tropicale et subtropicale
: reproduction, amélioration
et sélection des plantes
dans les pays chauds, aménagements
agro-sylvo-pastoraux, évaluation
des projets agricoles, diffusion
des connaissances et réalisation
d'outils didactiques audiovisuels;
Génétique : étude
du vieillissement et de la longévité,
physiologie de la digestion et des
productions animales, efficacité
productive des animaux et sélection;
Économie rurale : gestion
des entreprises agricoles, politique
agricole, problématique du
développement, études
du marché, marketing agro-alimentaire,
conjoncture, problématique
foncière.
Débouchés:
Tout à la fois large et "pointue",
la formation de l'ingénieur
agronome est telle qu'elle lui permet
d'aborder le marché du travail
avec de sérieux atouts. L'horizon
des possibilités de carrières
est particulièrement étendu
tant en France qu'en Europe et dans
le monde.
Quelques exemples qui font foi de
la diversité des débouchés
tant en France qu'à l'éranger
vers l'Afrique par exemple.
H.D. et M.D. se sont connus durant
leurs études, l'un en agronomie
générale, l'autre
en élevage. Ils reprennent
les exploitations de leurs parents,
en se mariant les fusionnent et
développent la valorisation
de leur production laitière
sous forme de fromage. J.-L. M.,
défense des végétaux
(1975), travaille d'abord comme
chercheur IRSIA à l'Unité
de phytopathologie avant d'accepter
un poste d'enseignant-coopérant
AGCD dans l'enseignement supérieur
au Maroc.
À son retour en Belgique,
il continue sa carrière à
l'Administration de la gestion de
la production agricole du Ministère
des classes moyennes et de l'agriculture
où il s'occupe notamment
de la gestion et du contrôle
des quotas laitiers.
J.B. (1963) fait sa carrière
dans l'administration et dirige
maintenant les services généraux
du Secrétariat général
du Ministère de l'agriculture.
Sorti en 1971 de l'orientation Génie
rural, P.V.D. est aujourd'hui ingénieur
en chef, directeur à la division
Police de l'environnement de la
Région wallonne. Il est régulièrement
confronté à des problèmes
de types fort variés allant,
par exemple, de l'analyse des risques
causés par les rejets gazeux
de telle industrie à la mesure
de l'imperméabilité
du sol de telle décharge
en passant par la recherche de l'origine
de telle pollution au mazout. Ingénieur
agronome, orientation agronomie
générale (1980),
F.D. s'engage d'abord comme volontaire
dans un projet de développement
rural en Bolivie avant de réaliser
des enquêtes sur les pratiques
agricoles en Belgique dans le cadre
d'un CST. Il entre ensuite dans
la recherche phytopathologique qui
l'a conduit d'abord à l'IRSIA
au Burundi et ensuite au CIMMYT,
un institut international au Mexique,
comme spécialiste des maladies
du blé.
Après avoir obtenu son diplôme
d'ingénieur agronome en élevage
(1979), M. L. part en Côte
d'Ivoire comme expert-associé
dans le cadre de la FAO. Durant
trois ans, il y est responsable,
pour la Société d'État
pour le développement des
productions animales, du suivi technique
des élevages bovins pour
la zone centre du pays. Puis, il
part pour l'Argentine où
il effectue une mission de reconnaissance
préalable à un investissement
en élevage pour un groupe
agro-industriel belgo-français.
L'investissement est réalisé
et M. L. devient ainsi gestionnaire
d'une exploitation de 3 000 ha.
Il y développe les cultures
et l'élevage ; aujourd'hui,
l'exploitation compte 2 700 têtes
de bétail, 50 chevaux d'élevage
et de travail, 300 ha en agriculture
(maïs, soja, tournesol). Entretemps,
M. L. a créé, avec
quelques amis, sa propre société
d'élevage en Argentine.
Pour faire face à toutes
ces missions, la formation d'ingénieur
agronome permet au diplômé
d'être à la fois un
homme de terrain capable d'entreprendre
les campagnes de mesures nécessaires
et de diagnostiquer les problèmes,
un scientifique apte à comprendre
les phénomènes impliqués
(biologiques, chimiques, hydrauliques,
hydrodynamiques, etc.) et à
dialoguer avec d'autres spécialistes
et un entrepreneur proposant des
solutions réalistes.
Salaires:
En ce qui concerne les jeunes diplômés
des écoles , 85% des étudiants
trouvent un premier emploi dans
les six mois avec un salaire de
l'ordre de180 à 220 KF (
27.5 à 33.5 K€). En
fin de carrière, le salaire
est de l'ordre de 350KF et plus...
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