L’astrophysicien (ou l’astrophysicienne),
que l’on appelle encore astronome,
est un scientifique de haut niveau qui ne
cesse de rêver au plus près
des étoiles. Sa passion ? Les planètes
et les étoiles ! Son obsession ?
Comprendre la formation et le fonctionnement
de l’Univers, la vie des étoiles
et des galaxies…
De la recherche
L’astrophysicien fait un métier
de recherche. Scientifique de haut niveau,
souvent spécialisé, son activité
consiste pour une grande part à observer
les mouvements des étoiles et des
planètes grâce à des
téléscopes terrestres et des
téléscopes spatiaux. Il analyse
ses mesures et ses observations à
l’aide de modèles d’études.
Comme tout chercheur, l’astrophysicien
écrit et publie les résultats
de ses recherches, il est amené à
les présenter dans des colloques
et des conférences partout dans le
monde. Il peut aussi enseigner et former
les nouvelles générations
d’astronomes.
mais aussi…
L’astrophysicien rêve, cherche,
réfléchit. Il se déplace
aussi beaucoup : il existe différents
sites isolés et haut perchés
dans le monde où sont disposés
les téléscopes terrestres.
Les progrès de l’informatique
lui permettent cependant d’accomplir
une grande partie de son travail depuis
son laboratoire.
Il participe d’ailleurs, au sein d’équipes
internationales, à la mise en œuvre
de programmes informatiques, aussi bien
qu’à la mise au point de nouveaux
outils d’observation et de mesure.
Une formation poussée
Tu l’auras compris, le métier
d’astrophysicien demande une formation
scientifique longue. La spécialisation
ne peut se faire qu’après le
niveau master. La maîtrise de l’anglais
et de l’informatique est cruciale,
le goût du rêve, la rigueur
et la capacité à travailler
en équipe sont primordiales. Mais
surtout, les places sont peu nombreuses,
à titre d’exemple, en France,
il n’y a que 700 astronomes et moins
d’une vingtaine de postes par an dans
le secteur de la recherche. À l’issue
de leur formation, certains astrophysiciens
sont ainsi amenés à choisir
d’autres voies que la recherche et
travaillent notamment dans l’industrie
à l’application des technologies
spatiales.
Atout
Métier vous aide à définir
l'orientation qui vous convient le mieux.
Cet outil est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux demandeurs
d'emploi, ainsi qu'à tout individu
en poste qui souhaite faire le point sur son
projet d'évolution professionnelle
et personnelle. En
savoir plus ...
Grâce à de nombreux
calculs, il étudie l’univers et son
fonctionnement.
• Compétences
nécessaires : Excellent niveau scientifique.
Maîtrise de l’anglais.
• Activités
: L’astrophysicien est un chercheur
dont le travail consiste non seulement à
étudier les galaxies, mais également
à les modéliser sur ordinateur.
Il s’appuie notamment sur les travaux des
astronomes. La majeure partie de son activité
est donc composée de calculs afin de pouvoir
reproduire au mieux l’organisation des astres,
en y ajoutant les données nouvelles chaque
fois qu’elles apparaissent. Ces recherches
permettent de mieux comprendre les origines de
l’univers et sa probable évolution.
• Qualités
requises : Patience. Passion. Rigueur.
• Formation recommandée
: Bac scientifique pour s’orienter
ensuite vers une filière Recherche, jusqu’au
doctorat (bac+8).
• Salaire :
Environ 2 000 € mensuels en début
de carrière.
• Environnement
: Le plus souvent, il travaille dans un
laboratoire de recherche, mais une grande partie
de son travail est constituée d’observations.
Que ce soit en archéologie, astronomie,
linguistique, dans le domaine des nouvelles
technologies.. les recherches sur les traces
sont nombreuses.
Dans son laboratoire du CESR (centre d'étude
spatiale des rayonnements) à Toulouse,
Claude d'Uston, chercheur au CNRS, étudie
les traces d'eau sur Mars. « L'intérêt
de ces travaux est lié à la
quête des origines de la vie, de son
développement et de son évolution
», précise-t-il. « C'est
comme dans un film, ajoute Sylvestre Maurice,
également astrophycisien. Imaginez
que vous soyez Maigret et que vous deviez
démêler l'intrigue pour savoir
qui a fait quoi, quand et comment. Pour
nous, c'est pareil. »
Autrement dit, parvenir un jour à
reconstituer l'histoire de l'Univers, expliquer
à force de comparaisons comment la
planète Terre a réussi à
se différencier de ses consœurs
au point d'y rendre la vie possible.
Pour ces deux détectives de l'espace,
la motivation s'accroît au fur et
à mesure des expérimentations.
« J'ai participé à la
création d'un instrument de mesure,
le spectromètre Gamma et Neutro,
capable d'évaluer la composition
chimique du sol de Mars », précise
Claude d'Uston. L'instrument est en orbite
depuis avril 2001, grâce au satellite
Mars Odysée. « Je m'occupe
de l'analyse des données qu'il récolte
», poursuit Sylvestre Maurice. Il
fait de la cartographie planétaire.
Il répertorie les zones d'eau. En
ce moment, Mars est visible à l'œil,
autant dire que les conditions de travail
sont optimales. « Nous sommes super
contents. On a des résultats fabuleux.
C'est quelque chose qui n'arrive qu'une
fois dans la vie », se réjouit
Sylvestre Maurice. Lui et Claude d'Uston
ont une connaissance martienne infaillible.
Les yeux fermés, ils peuvent dessiner
la planète dans ses moindres reliefs.
« On vit tous les jours dessus, Mars
fait partie de notre cadre de pensée.
On envisage d'y aller un jour. Pas moi personnellement.
Mais on ira », conclut Claude d'Uston.
En attendant, il lui suffit de lever la
tête au plafond et de rêver
en regardant son globe se balancer au bout
d'un fil.