Il réalise
les études sur l'état biologique
de tous les milieux aquatiques.
Il contribue au recensement des populations
et des nuisances. A partir du résultat
de ces études, il peut proposer aux
services concernés des mesures à
prendre, et fixer les conditions de leur
application.
Les
conditions de travail dépendent des
contraintes de la recherche en cours et
des conditions climatiques. L'hydrobiologiste
peut être amené à assurer
des astreintes pour être à
pied d'oeuvre en cas de pollution accidentelle,
par exemple. L'hydrobiologiste travaille
sur le terrain et en laboratoire.
Compétences
Le métier exige donc une capacité
de conviction importante dans la mesure
l'hydrobiologiste doit souvent défendre
ses projets auprès des décideurs
locaux, ce qui sous entend aussi des déplacements
fréquents.
Les activités du chercheur en hydrobiologie
s'articulent dans trois directions :
Activités
intellectuelles :
préparation du travail de laboratoire,
souvent très longue en raison de
la complexité de l'appareillage,
puis dépouillement des résultats.
Mais l'essentiel de l'activité intellectuelle
est d'ordre documentaire, bibliographique,
rédactionnel. Chaque chercheur publie
un ou plusieurs articles par an où
il décrit la partie expérimentale
de ses travaux, les résultats obtenus,
l'analyse et la critique de ces résultats,
et enfin établit une synthèse
débouchant sur de nouvelles interrogations.
Activités manuelles, elles dépendent
des techniques utilisées :
observations au microscope (microscope photonique,
à fluorescence, à balayage,
électronique)
culture de cellules dans des chambres stériles
(travail souvent répétitif)
;
techniques d'électrophorèse
;
techniques d'isolement des molécules
;
séparation des molécules par
toutes les techniques de la biochimie.
Le temps de manipulation proprement dit
peut être assez limité en raison
de la sophistication des appareillages.
Le temps de préparation implique
cependant un temps de présence important
au laboratoire.
Activités
de communication :
publications, participations aux colloques,
échanges nationaux et internationaux,
relations avec les milieux industriels et
universitaires ; enseignement pour les universitaires.
Enfin, il faut tenir compte des fonctions
d'administration et de représentation,
souvent dévoreuses de temps.
A noter :
Le métier d'hydrobiologiste peut
également être accessible à
un niveau technicien.
Le travail de ce scientifique sera alors
d'assurer, sous la houlette de l'ingénieur,
de la bonne exécution du travail
de recherche. Parmi les taches qui lui incombent,
on trouve notamment l'organisation et la
mise en place de campagnes de recherches,
l'étalonnage du matériel,
des prélèvements et des mesures,
mais encore un travail de rédaction
(rapports de synthèse) et posiblement
de l'encadrement des stagiaires. On compte
actuellement environ 200 professionnels
en France. Comme pour les hydrobiologistes,
les créations d'emplois ne sont pas
conséquentes.
Employeurs
Les employeurs peuvent être très
différents : organismes de recherche
(INRA, CNRS), établissements publics
comme l'agence de l'eau ou encore les directions
régionales de l'environnement, le
conseil supérieur de la pêche.
Il peut aussi travailler pour des entreprises,
des collectivités territoriales,
des bureaux d'étude, des associations...
Actuellement, on compte en france environ
400 hydrobiologistes. Un chiffre peu important,
mais les perspectives semblent réellement
prometteuses, la fonction écologique
de l'eau étant aujourd'hui prise
en compte aussi bien dans les programmes
publics que dans les documents liés
aux procédures d'autorisation. L'impact
est donc bien réel en termes d'emplois
puisque les bureaux d'études doivent
se doter de capacités en hydrobiologie.
Néanmoins, les perspectives de créations
de postes pour le métier d'hydrobiologiste
ne sont pas à la hauteur des besions
ressentis. Toutefois, l'effectif des hydrobiologistes
ne donne pas de signe de variation dans
l'immédiat.
Les embauches ne devraient donc se produire
qu'en remplacement des postes vacants.
Salaires
Le niveau de rémunération
dépend beaucoup des employeurs. Si
vous décidez de travailler pour la
fonction publique territoriale, vous gagnerez
en début de carrière 1 200
€ nets mensuels hors primes. Le salaire
sera en revanche plus élevé
si vous obtez pour un établissement
d'état (INRA, CNRS, Cemagref) : de
1900 à 2300 € nets mensuels
hors primes.
Il établit un bilan détaillé
de l'état biologique d'un milieu
aquatique ou de l'ensemble des rivières
d'un territoire donné (un département,
par exemple).
Il fait un diagnostic des pollutions existantes,
des dommages subis par la faune et la flore,
définit des objectifs d'amélioration
de la qualité des eaux, propose aux
décideurs des mesures pour réaliser
ces objectifs.
Selon la mission qui lui est confiée,
il peut par exemple établir un programme
de repeuplement des rivières ou assurer
le suivi d'un programme de gestion piscicole.
De même, il établit dans le
cadre d'un aménagement l'impact que
le projet pourrait avoir sur la milieu et
les êtres vivants et propose des mesures
compensatoires.
Niveau Requis
: DEA ou DESS, après une école
d'ingénieur, une maîtrise ou
une MST.
Salaire
:Faible eu égard à la qualification
requise (autour de 1300 € nets mensuels).
Débouchés
:Limités. Conseil Supérieur
de la Pêche, Direction Départementale
de l'Agriculture, Direction Départementale
de l'Equipement, CEMAGREF (Centre National
du Machinisme Agricole, du Génie
Rural, des Eaux et Forêts), E.D.F.,
entreprises, établissements publics,
collectivités territoriales.
Particularités
: Il s'agit d'un rôle d'étude
et de suivi de programmes dont le contenu,
déterminé par l'organisme
décideur (Direction départementale
de l'agriculture, conseil général,
communauté urbaine, etc.), peut être
assez différent d'un poste à
l'autre. Ces postes sont généralement
à durée déterminée
dans des bureaux d'études. Il n'y
a pas de profil type, on rencontre rarement
des hydrobiologistes spécialisés
mais plutôt des zoologistes, des botanistes,
etc, travaillant en équipe pluridisciplinaire.
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Définition générale :
Médecin de l’eau et des milieux aquatiques,
il analyse leurs états et propose des solutions
pour améliorer la qualité de l’eau.
• Compétences
nécessaires : Biologie et science
de l’environnement.
Force de conviction et capacité à
gérer des projets.
• Activités
: L’hydrobiologiste réalise
une étude précise des milieux aquatiques,
il met en valeur les dommages subis par la faune
et la flore. Il propose ensuite des plans d’amélioration
de la qualité biologique de l’eau
ou de repeuplement. C’est lui qui propose
des actions adaptées en cas de pollution
ou de dommage. Il met en valeur les données
recueillies, les rend accessibles à tous
et attractives afin de faire prendre conscience
aux collectivités locales des problèmes
environnementaux et ainsi lancer des campagnes
d’aménagement.
• Qualités
: Minutieux, patient et organisé.
Esprit d’équipe et motivation.
• Formation recommandée
: Ecoles d’ingénieur
DEA, master ou MST spécialisé dans
l’environnement.
• Salaire : Débutant
: 1150 à 2250 euros brut par mois selon
l’établissement.
• Environnement
: Organismes de recherche.
Collectivités et établissements
publics.
Bureaux d’études, associations, entreprises
spécialisées.