L'océanologie, nécessite
la participation de spécialistes
de provenances très diverses :
biologistes, géologues, géophysiciens,
géochimistes, physiciens, informaticiens,
météorologues, etc.
En fait, la plupart des disciplines scientifiques
ou techniques sont représentées.
Il faut y ajouter les sciences sociales,
l'économie et le droit.
La profession d'océanologue n'existe
pas en tant que telle, et les chercheurs
doivent être capables d'évolution
thématique et géographique,
tout au long de leur carrière.
En recherche océanographique les
tendances actuelles (par exemple à
l'IFREMER) mettent l'accent sur
- l'environnement du littoral (écosystèmes,
observation et surveillance du phytoplancton,
des pollutions chimiques et en microbiologique),
- la gestion des ressources halieutiques
(pêche, étude des écosystèmes
halieutiques, étude de la répartition
des espèces et étude technologique)
- la biotechnologie
L'IFREMER a, de plus, le rôle d'agence
de moyens qui est important pour la communauté
scientifique.
Il existe dautres domaines d'étude
:
- L'offshore pétrolier (étude
de zone de gisements) : il connaît
aujourd'hui un développement spectaculaire;
les préoccupations se portent sur
les morphologies sous-marines, pour l'exploitation
en toute sécurité des gisements
d'hydrocarbures à des profondeurs
croissantes.
- L'hydrothermalisme : la biotechnologie
bénéficie des travaux faits
en hydrothermalisme, en effet elle utilise
comme matériel biologique les bactéries
trouvées dans l'environnement des
sources thermales profondes.
- Le domaine de la santé : la recherche
océanologique est aussi utilisée
à des fins médicales et
pharmaceutiques, en particulier en thalassothérapie
(pour les produits).
En revanche l'exploration des très
grandes profondeurs est en perte de vitesse.
Formation requise
Des spécialisations en océanographie
sont proposées à partir
de la licence.
Quelques exemples :
DU sciences de l'environnement marin (université
de la Méditerranée à
Marseille) DESS mesures, instrumentation,
surveillance, sols, atmosphère
et océan (à Nice) DEA sciences
de l'environnement marin (option océanographie
côtière et littorale à
Toulon) DEA océanologie biologie
et environnement marin (à Brest,
Lille I, Paris VI)
Compétence
particulière
Les océanographes passent peu de
temps en mer sur des bateaux océanographiques
(moins d'un mois par an pour la plupart),
ils doivent être aptes à
la rédaction, avoir une certaine
habileté manuelle et technique,
l'esprit d'équipe et des capacités
d'adaptation.
La maîtrise de langlais et
de linformatique est indispensable.
Les débouchés dans l'océanographie
sont très réduits.
Atout Métier
vous aide à définir l'orientation
qui vous convient le mieux. Cet outil
est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux
demandeurs d'emploi, ainsi qu'à
tout individu en poste qui souhaite faire
le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
savoir plus ...
L'océanographie regroupe plusieurs
disciplines : biologie, physique, chimie,
géologie...elle concerne la connaissance
et la compréhension théorique
des processus et phénomènes
L'océanologie regroupe l'ensemble
des activités humaines en rapport
avec l'océanographie : prospection,
exploitation, gestion des ressources...c'est
plutôt la mise en pratique des connaissance
théoriques appliquées aux
réalités économiques
et sociales.
Travail
Un océanographe passe peu de temps
en mer dans le cadre de missions scientifiques
(1 mois par an s'il a de la chance). Le
reste du temps, soit il fait des expériences
en laboratoire, soit il traite des données
devant son ordinateur.
Souvent les chercheurs spécialisés
dans chaque discipline se regroupent pour
travailler sur un programme de recherche
commun. Chacun fait les expériences
de sa spécialité puis les
résultats sont interprétés
en commun car souvent les phénomènes
et les processus interagissent entre eux.
Instrumentation et méthodologie
:
Appareils de prélèvements
: bouteilles de prélèvement,
filets, dragues...
Appareils d'analyses : chromatographes,
spectrophotomètres à absorption
atomique ou de masse, .Les protocoles
sont adaptés pour les échantillons
d'eau salée.
Traitement de données : graphes,
courbes, le plus souvent sont faits par
ordinateurs.
Interprétation des données
Publication : le plus souvent un travail
de recherche doit être sanctionné
par une ou plusieurs publications dans
des revues scientifiques de premier choix
Qualités
requises
Etre spécialiste, tout en connaissant
bien les généralités
de l'océanographie.
Avoir le goût de la recherche.
Aptitudes à travailler en équipe.
Anglais obligatoire.
Salaires
Les salaires des océanographes
qui travaillent dans les organismes de
recherche publics suivent des grilles
de salaires différentes selon les
organismes : des meilleures grilles au
moins bonnes (de 2300 à 1500 ¤brut
par mois) pour un débutant, IFREMER,
CNRS, université, IRD...
Les techniciens commencent à 1200-1400
¤. Dans les entreprises privées,
les salaires sont un peu plus élevés
mais on n'a pas la sécurité
de l'emploi
Formations
Pour devenir océanographe (faire
de la recherche), il faut faire des études
scientifiques : DEUG (bac + 2) de sciences
à l'université (soit science
de la matière, mathématiques
et physique pour faire de l'océanographie
physique, soit sciences de la nature et
de la vie pour faire de l'océanographie
biologique).
Ce n'est qu'à partir de la maîtrise
(bac + 4) que commence la spécialisation
en océanographie, de physique,
de chimie-physique ou de biologie des
populations et des écosystèmes
ou sciences de l'environnement).
Ensuite il faut faire un DEA et enfin
terminer par une thèse si vous
avez la chance d'être accepté
dans un laboratoire.
Débouchés
Les débouchés dans l'océanographie
sont très réduits. Si vous
réussissez à passer un doctorat
(10% des étudiants en DEA) vous
avez en moyenne 1 chance sur 10 de trouver
un emploi dans ce domaine. Nous conseillons
aux futurs biologistes de faire plutôt
de la biochimie ou de la biologie moléculaire
ou de la biologie cellulaire pour intégrer
des entreprises qui travaillent dans le
domaine de la mer (agro-alimentaire, cosmétologie,
industries pharmaceutiques, traitement
des eaux ou des pollutions, toxicologie).
Une autre voie est l'obtention d'un diplôme
d'ingénieur agronome. Certaines
écoles, comme l'ENSA de Rennes,
ont une spécialisation en aquaculture
ou en halieutique
Vous pouvez également faire ce
métier en passant par des études
d'ingénieurs même s'il n'existe
pas à proprement parler de diplôme
spécialisé en océanographie.
Beaucoup de ces diplômes d'ingénieurs
dit généraux ont une spécialisation
en 5ème année qui peut amener
à exercer une profession en rapport
avec la mer (télédetection,
électronique, physique, chimie,
génie de l'eau ou génie
de l'environnement, agronomie ou vétérinaire).
L'Ifremer, organisme de recherche spécialisé
dans les sciences marines, recrute soit
des ingénieurs généralistes
qui ont ensuite fait une spécialisation,
soit des techniciens bac+2.
Le domaine des géosciences marines
est actuellement assez bouché mis
à part la prospection pétrolière
en mer. L'hydrologie et l'hydrogéologie
(recherche de l'eau douce) offrent un
peu plus d'emplois.