|
La police scientifique dévoile
ses secrets
Les différents services du commissariat
ouvrent aujourd'hui leurs portes.
Les membres du laboratoire de l'identité
judiciaire (IJ) de la direction départementale
de la sécurité publique
de Tarn-et-Garonne (DDSP 82) n'ont pas
grand choses à voir avec les personnages
de la série « Les experts
». Leur travail n'est pas d'arrêter
ou d'interroger les malfaiteurs. Ces trois
agents spéciaux et leur capitaine
ont toutefois la lourde tâche de
déterminer si un malfaiteur se
trouvait sur les lieux d'un délit
ou d'un crime. Une tâche pour laquelle
ils ont remplacé le traditionnel
Mahnurin par un arsenal de « procédés
physico-chimiques ». Aujourd'hui
à l'occasion de la journée
portes ouvertes organisée dans
le cadre des journées de la police
nationale au commissariat de Montauban,
ils présenteront les différentes
facettes de leur métier.
Cadette de l'équipe, Géraldine,
29 ans, a intégré la police
technique et scientifique il y a cinq
ans.
« J'avais un DEUG de socio. En fait,
on apprend tout », explique-t-elle.
Un mois de formation à Paris, trois
autres à Lyon, elle se retrouve
en poste à Toulouse.
« Je ne faisais pas de terrain.
C'était la blouse blanche et la
paillasse toute la journée »,
raconte-t-elle. L'adrénaline et
le grand air, elle les retrouve en prenant
son poste à l'IJ de Montauban.
Tous les matins sont différents.
Comme ses collègues, elle se rend,
par exemple, sur les scènes de
cambriolages pour y relever d'éventuelles
empreintes, des gouttes de sang.
« Tout ce qui provient du corps
est transmis au laboratoire de Toulouse
», explique-t-elle.
Dans la journée, les membres de
l'identité judiciaire doivent également
« signaler » les personnes
se trouvant en garde à vue.
« Nous les prenons en photos, relevons
leurs empreintes. On prélève
aussi leur salive pour obtenir leur ADN
», détaille Géraldine.
C'est le côté propre du travail.
Car les agents de l'IJ doivent, comme
tout policier, avoir l'estomac bien accroché.
Lors d'une autopsie, ils sont chargés
de constituer un album photos.
Sans détour, elle reconnaît
: « On est souvent confronté
à la mort, on s'y habitue ».
Les suicidés au corps gonflé
par l'eau, les cadavres découpés,
les tripes à l'air, cela ne lui
pose plus problème… Tant
qu'elle n'a pas de contact avec les peaux
froides.
Fiche métier
de l'
Agent spécialisé de police
technique et scientifique
|