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ANNE-MARIE GOMIS
DE LA RTS: Sensualité à l’écran
Son audience est assez vaste. Même
si elle ne s'en aperçoit pas, quelque
chose en cette jeune femme originaire de
Rufisque provoque l'envie de regarder le
journal télévisé de
la radiodiffusion, télévision
sénégalaise (Rts) chez certains.
Motivée dès la classe de première
par ses professeurs d'anglais et de philosophie
à faire du journalisme parlé
en raison de sa bonne diction, Anne-Marie
Gomis ne s'est pas fait prier pour se tracer
une voie dans la presse. Après un
échec au concours du Cesti, elle
ne désespère pas. Un peu plus
sûre de ses aptitudes à exceller
dans cette profession, elle décide
de se lancer dans une formation professionnelle.
Contre vents et marées, malgré
les difficultés pour payer les mensualités,
elle parvient quand même à
faire trois ans a l'Institut supérieur
d'entreprenariaship et de gestion (Iseg).
«je suis issue d'une famille très
modeste. Mon. père, mort il y a juste
un an, et qui vivait en Europe, me payait
la formation. Ce n'était pas fàcile,
mais on a tenu bon», confie-t-elle,
émue.
Le sourire constant a ses lèvres,
le visage rond, Anne-Marie sait comment
s'y prendre pour être accueillie de
la meilleure manière dans tous les
salons. C'est le centre de sa perpétuelle
quête : «reste correcte et intéressante
aux yeux de ceux qui prennent la peine de
me regarder. »
De son passage à la 7 Fm. Ses stages
à la Rts radio, puis une affectation
à Thies Fm, la Ndiago du journal
télévisé n'a dessiné
son plan de carrière que par rapport
à la radio. Ceci jusqu'au jour où
Daouda Ndiaye, alors directeur général
de la boîte étatique, se rend
à Thiès pour un atelier et
lui propose de faire de la télé.
Ce fut le début d'une aventure avec
ce médium puissant et le souci d'attirer
positivement l'attention des téléspectateurs,
«Anne-Marie est très bien.
Elle arrive à me clouer au canapé
et me donne envie de suivre les informations.
Sa sobriété est aguichante»,
apprécie ce médecin, admirateur
de la présentatrice. Anne-Marie est
consciente de ce qui l'attend quand elle
présente le journal. Du jour où
Mamadou Ndiéguène lui a demandé
d'aller à l'antenne pour assurer
le direct de l'inauguration de la tour Kadhafi,
lors de la venue du guide libyen, à
ses présentations du Jt de 23 h et
de 13 h, Anne-Marie Gomis continue d'en
avoir des maux de ventre. Comme au premier
jour, l’idée de faire face
à des milliers de téléspectateurs
lui fait encore peur. Elle dit, le regard
alléchant, le maquillage discret
: «le premier jour où j'ai
dû faire un direct, ce sont mes aisselles
qui grattaient. Et jusqu'aujourd'hui je
suis obligée d'aller faire pipi avant
de présenter le Jt.»
Bien qu'elle n'en donne pas l'air, cette
ancienne élève de l'Immaculée
conception de Rufisque et du lycée
Abdoulaye Sadji développe des rondeurs
sur tous les aspects. De taille moyenne,
elle trouve sa place dans la catégorie
des femmes standard. De temps en temps en
salle ou en footing, Anne-Marie Gomis adore
prendre soin de son corps. «Elle n’est
pas sophistiquée, mais est élégante
dans sa manière de s'habiller »,
lance un journaliste de la presse écrite.
Un tel constat enchante la Rufisquoise.
Elle précise qu'elle a toujours été
simple. Mieux, elle se maquille toute
seule, chez elle et achète ses vêtements
au feeling autant qu'elle les met au feeling.
Anne Marie ne se fixe pas un budget
spécifique pour ses vêtements,
mais tâche de ne point être
extravagante quand il s'agit de les mettre.
«Ils ne sont pas chers et je les choisis
la veille avant de me rendre au boulot.»
L'oreîlle attentive qu'elle n'hésite
jamais à accorder à ses aînés
du métier lui donne toute la facilité
de savoir comment se tenir. D'ailleurs,
argue un de ses confrères de la Rts,
Yoro Sarr : «Elle est adorable.
Mais quoi que vous disiez sans parler de
ses nombreuses manières, c'est que
vous n'avez rien dit. Elle fait trop de
manières en parlant.»
Parole de son doyen dans le métier,
Anne-Marie en rit aux larmes et prend tout
positivement. Elle range tout dans le cadre
de ses tics. « Je suis timide et c'est
ce qui me pousse à faire du ragadjou.»
Un aspect qui est loin de déplaire
les hommes.
Encore célibataire, la Gomis, avec
cette sensualité qui se dégage
de sa bouche, de tout son être, ne
cache pas que ce ne sont pas les prétendants
qui manquent. Convaincue qu'elle-ne, pense
pas avoir quelque chose de spécial
qui attire les hommes, elle croit quand
même que c'est la télé
qui fait cela. «Le mythe de découvrir
qui est vraiment cette personne qu'on observe
à la télé anime nombre
d'individus.» D'où la difficulté
grandissime de pouvoir détecter la
véritable chaussure à son
pied. Faire la part des choses ne l'empêche
pas de nourrir l'ambition de fonder une
famille. Avant et après tout, «je
suis une femme ». Une femme ».
Rien de plus.
Par Aïssatou THIOY
Source Walf Grand Place
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