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Diodio Ndoye, transformatrice
de produits halieutiques.
Peu d’attention est consacrée
au rôle économique des femmes
dans le secteur de la pêche. Tous
les ans, les femmes sont un peu plus nombreuses
au bord de l’eau. Seulement, il n’est
pas toujours facile de se lancer dans un
secteur où les hommes règnent
en maître. Certaines d’entre
elles ont choisi de pêcher, de transformer
les produits halieutiques…
Diodio Ndoye est dans le secteur de la pêche
depuis près de 10 ans. Elle est transformatrice
de produits halieutiques. Elle se plaît
dans ce qu’elle fait au quotidien
même si elle ne manque pas de montrer
que c’est un travail dangereux qui
demande sacrifice. « Déjà
très jeunes, nous nous rendions en
mer avec nos parents malgré tous
les dangers qu’il y avait »,
explique cette dame rencontrée, devant
son stand, à la Foire internationale
de l’agriculture et des ressources
animales (Fiara).
Les transformatrices produisent trois types
de produits, le poisson braisé séché
(kethiakh), le Guedj (Fermenté séché),
le Tambadian (Fermenté, séché),
si l’on en croit encore Diodio Ndiaye.
Et c’est bien dans ce sillage que
la dame précise que l’essentiel
des produits transformés est vendu
soit sur place soit au niveau des marchés.
La vente la plus fréquente reste
celle auprès des grands commerçants
qui passent des commandes.
Les espèces sont nombreuses et variées.
On retrouve les pélagiques (Sardinelles,
Capitaines, Carangues, Maquereaux, Carpes…),
les démersaux ( Mérous, Daurades)
ou les crustacés ( Crevettes, Langoustes…).
Et les difficultés ou contraintes
vécues par ces femmes sont multiples,
nous confie t-elle. Pour Mme Ndoye, il y
a beaucoup d’aspects à revoir.
D’autres sur lesquels il faut nécessairement
s’appesantir. Il s’agit de la
préservation de la ressource halieutique,
des accords de pêche, de l’accès
au crédit pour ces braves dames.
Car, nous dit-on, elles investissent localement
les plus-values dégagées sous
des modalités diverses…
Fiche métier du
Préparateur
en produits de la mer
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