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Mirande. Jean-Marc
Dubecq, chauffeur discret des sous-préfets
Portrait. L'homme a côtoyé
bien des personnalités, des élus
et a vu évoluer le département
qu'il a sillonné.
«Si j'ai fait ce métier,
c'est grâce à mon beau-père.
Il était secrétaire administratif
à la sous-préfecture et
m'a dit que le chauffeur du sous-préfet
allait prendre sa retraite. J'étais
électricien en bâtiment.
J'ai hésité puis avec ma
femme on s'est dit qu'on allait essayer,
quitte à revenir à mon métier
si ça ne nous plaisait pas. »
Trente ans plus tard et après avoir
conduit dix sous-préfets et trois
sous-préfètes, sans compter
les intérims, Jean-Marc Dubecq
ne regrette rien. D'un abord agréable
et ayant le sens du contact humain, il
a eu de bons rapports avec les sous-préfet
(e) s : « On suit leur carrière
une fois qu'ils sont partis. Certains
repassent nous saluer quand ils reviennent
dans le Gers., » Outre le travail
de chauffeur, Jean-Marc Dubecq s'occupe
de l'entretien des véhicules mais
aussi du parc, du petit entretien des
bâtiments, de la gestion des travaux
(les classer par priorité, devis,
suivi…).
Sur le plan de la conduite, une règle
impérative : le respect du code
de la route. « Ce qui compte, c'est
que le sous-préfet arrive à
destination et à l'heure. On essaie,
aussi de ne pas lui faire perdre du temps
en le faisant arriver trop tôt à
une réunion. »
Sa connaissance du territoire est précieuse
pour l'établissement du plan de
route : « Sur certains trajets,
on ne peut pas faire plus de 60 à
l'heure. » Quelques sous-préfets
ont été surpris en découvrant
le Gers, eux qui n'avaient connu que les
grandes villes et routes à deux
voies. »
Jean-Marc Dubecq a aussi apprécié
de découvrir les rencontres avec
les Gersois : « Dans ce métier,
en accompagnant les sous-préfets,
j'ai pu voir le Gers bouger. J'ai vu des
villages évoluer, j'ai vu beaucoup
d'élus. » Cette discrète
observation des hommes et des choses faisait
de lui une source de renseignements souvent
utiles aux sous-préfets lors de
leurs premières sorties.
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