Le chauffeur de taxi conduit dans sa voiture
des clients, jusqu'à la destination qu'ils
ont choisie, moyennant rétribution.
Il doit conduire dans les meilleures conditions
de sécurité et de rapidité (connaître les
sens interdits, éviter les embouteillages...)
Activité économique : La conjoncture
depuis 1991 est maussade car les dépenses
de taxi sont très liées au niveau des revenus
des particuliers et à celui des frais généraux
des entreprises. Depuis 1980, il y a stabilité
du nombre des taxis, à l'exception des taxis
parisiens qui sont passés de 14 300 à 14 900
en 1992.
Clientèle
: 30 à 35 % de femmes 30 à 35 % de clientèle
d'affaire 10 à 15 % de touristes Pointes journalières
9H, 11H-13H, 17H, 19 H (en ville)
Evolution
: Les chiffres nationaux devraient rester
stables car
- le public est mieux desservi par la mise
en place de centraux téléphoniques.
- la hausse des tarifs ne compense pas les
charges fixes et variables.
Les
qualités requises : · Excellent
conducteur et grande patience. · Mémoire
et connaissance parfaite de la topographie
de son secteur.
· Sens de l'initiative, amabilité, sourire
et goût des contacts humains
Le
chauffeur de taxi vu par Studya
Le chauffeur de taxi a un peu l'âme
d'un pêcheur à la ligne.
Le matin, il gagne son emplacement
avec l'espoir qu'un bon client mordra
à l'hameçon. Quelquefois
son attente se solde par une maigre
prise qu'il faut conduire à
proximité.
D'autres fois, l'adresse est située
à plusieurs kilomètres.
Après avoir débarqué
le passager, le chauffeur rejoint
le stationnement le plus proche où
il se gare en bout de file. Lorsque
le véhicule est équipé
d'une radio, il signale sa position.
Le chauffeur de taxi conduit certes,
mais son métier ne se limite
pas à cette évidence
!
Il doit parfaitement maîtriser
les itinéraires et même
établir une stratégie
qui lui permette la meilleure prise
en charge des clients : se trouver
au bon endroit au bon moment, c'est-à-dire
en des points stratégiques
(gares, aéroports, musées...)
qui génèrent beaucoup
de passage.
Il peut aussi être amené
à prendre les clients en charge
à une adresse qui lui est indiquée.
Ce métier réglementé
aux niveaux communal, départemental,
national peut être exercé
soit en qualité d'artisan ou
de locataire, soit en qualité
de salarié ou encore d'actionnaire.
Dans chacune de ces situations, le
chauffeur de taxi doit obligatoirement
obtenir préalablement un certificat
de capacité professionnelle.
Il fait ensuite le choix de son statut.
Les artisans et les locataires sont
les plus nombreux. Les premiers demandent
une autorisation administrative de
stationnement sur la voie publique
auprès de la mairie et de la
préfecture, les seconds achètent
leur licence à un chauffeur
de taxi en cessation d'activité
mais cette solution de transfert d'autorisation
de stationner reste très coûteuse.
Le salarié peut lui-même
être locataire et utiliser un
véhicule qui appartient à
une société. Ainsi,
il paie une redevance mensuelle qui
couvre les frais de location, d'assurance,
d'entretien du véhicule et
les charges sociales.
L'essence est à la charge du
chauffeur de taxi dans ce cas locataire
particulier travailleur indépendant
bénéficiant néanmoins
de la couverture sociale et de la
retraite.
Un salarié au compteur dépend
d'une société qui possède
l'autorisation de stationner.
Il perçoit un salaire fixe
journalier et un pourcentage sur la
recette. L'employeur délivre
une fiche de paie à ce salarié
qui est au régime général
de la Sécurité sociale.
Quelles conditions
de travail ? C'est un métier difficile
car il faut beaucoup travailler, de
jour comme de nuit, au moins dix heures
par jour y compris les week-ends et
les jours fériés.
Quelles qualités
? La résistance
et l'attention sont impératives
dans l'exercice de ce métier
qui nécessite d'aimer conduire
en dépit de conditions parfois
stressantes et difficiles imposées
par le trafic.
Il faut également avoir un
sens du contact aisé et une
qualité d'adaptation aux demandes
de la clientèle.
Quelle
évolution ?
La concurrence s'accroît du
fait de l'évolution des réseaux
de transports en commun et de la multiplicité
des services offerts aux usagers.
Les chauffeurs de taxi sont donc de
plus en plus amenés eux aussi
à diversifier leurs services
: assurer le transport de personnes
handicapées ou même des
prestations qui ont à voir
avec le tourisme exigeant d'ailleurs
de maîtriser une langue étrangère.
Ce métier permet de nouer des
contacts en permanence et laisse peu
de place à la monotonie.
Le chauffeur de taxi salarié
d'une société peut évoluer
vers le statut d'artisan et devenir
son propre patron développant
ainsi son autonomie dans la gestion
et l'organisation de sa tâche.
La rémunération d'un
chauffeur de taxi dépend de
différents facteurs : l'exercice
de la profession en milieu urbain
ou rural, les tranches horaires de
travail, jour ou nuit puisque la tarification
varie.
Quelle formation
?
Il est indispensable de posséder
le certificat de capacité professionnelle
qui permet de se voir délivrer
une carte professionnelle, laquelle
autorise l'exercice de cette profession
dans une municipalité.
La préfecture délivre
ce document après la réussite
à l'examen spécifique.
Pour se présenter à
cet examen, il faut être titulaire
du permis B depuis au moins deux ans,
passer une visite médicale
et produire une fiche d'état
civil pour qu'une demande d'extrait
de casier judiciaire puisse être
formulée.
La formation qui prépare à
cet examen dure entre 300 et 400 heures,
elle comprend une partie théorique
et une partie pratique et est dispensée
soit dans un centre de formation en
sessions collectives ou bien alors
à titre individuel.
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Le chauffeur de taxi offre à
ses clients un mode de transport personnalisé
et confortable moyennant une redevance
qui apparaît sur un compteur horokilométrique.
Il prend en charge des passagers soit
à une adresse indiquée
par appel téléphonique,
soit à une "tête de
taxi". Il charge les bagages dans
le coffre de son véhicule.
Il a la responsabilité
de conduire les clients dans les meilleures
conditions de sécurité et
de rapidité au lieu demandé
et ce, à toute heure du jour et de
la nuit. S'il veut travailler de façon
rentable, il a tout intérêt
à établir une stratégie
de prise en charge des clients. Il lui faut
se trouver aux bons endroits : gares, aéroports,
boîtes de nuit, musées ...
et aux bons moments, en tenant compte du
trafic et des heures. Il est responsable
de l'entretien de son véhicule.
Dans quelles conditions ? Quels employeurs
?
Le chauffeur de taxi travaille en
général seul dans son véhicule.
Il est constamment assis.
Il exerce son activité principalement
en ville, dans des conditions de circulation
souvent pénibles nerveusement et
peut aussi se déplacer sur de longues
distances. La durée légale
de travail est de 10 heures par jour pour
les salariés et locataires, 11 heures
pour les artisans, à Paris.
La réglementation horaire est différente
selon les régions. Dans certains
cas, il peut travailler le samedi, le dimanche
et les jours fériés ainsi
que la nuit, avec en compensation des jours
de repos en semaine. Le chauffeur de taxi
peut être soit salarié : il
reçoit un salaire fixe de 30% de
la recette quotidienne, soit locataire de
son véhicule à une société
de taxis, soit actionnaire d'une société
de taxis (le chauffeur est propriétaire
de son véhicule, mais ce dernier
est immatriculé au nom de la société),
soit artisan.
Comment y accéder
?
Pour devenir chauffeur de taxi il faut :
- posséder le permis de conduire
B depuis au moins 2 ans.
- passer une visite médicale.
- avoir un casier judiciaire vierge.
- être titulaire du certificat de
capacité professionnelle.
- obtenir l'autorisation d'exercer.
Comment évoluer
?
Un chauffeur de taxi employé par
une société de taxi qui lui
prête une voiture peut devenir artisan.
L'artisan organise son temps comme bon lui
semble. Mais attention, obtenir l'autorisation
de stationnement sur la voie publique n'est
pas facile. Il est possible d'attendre avant
de l'obtenir. Pour gagner du temps, la meilleure
solution est de racheter la licence d'un
chauffeur qui prend sa retraite, mais le
coût peut être élevé.
Ce métier est accessible aux femmes
et aux hommes .